Et toi, est-ce que tu crois ?

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Et toi, est-ce que tu crois ?

« Que faut-il faire pour être sauvé ? » avait demandé en pleine nuit le geôlier de la prison à ses prisonniers qu’il avait durement traités. Paul et Silas lui avaient répondu en chœur : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé ». Cette réponse est et restera toujours valable.

Sa simplicité nous interpelle. Elle ne doit pas pour autant nous faire oublier la radicalité à laquelle elle nous conduit.

Crois

C’est clair, le verbe croire a été galvaudé. On le confond parfois avec une vague croyance. D’autres, y compris parmi les théologiens, le relativisent à tel point qu’ils font la distinction entre un savoir sûr et la foi qui serait forcément subjective. Un peu comme si ce qui est de l’ordre de la foi n’était pas aussi certain que ce que nos yeux voient ou que les expériences scientifiques démontrent.

Prendre cette direction, c’est accepter le relativisme ambiant quelles que soient nos motivations. Le climat actuel nous conduit en effet à conclure que chacun a droit à sa vérité et qu’en définitive, toutes les vérités se valent à partir du moment où on est sincère avec soi-même.

Accepter ce discours, c’est oublier le sens que les premiers chrétiens ont donné au verbe croire et au nom qui lui correspond : la foi.  Certes, leur foi en Jésus-Christ ne se définissait pas d’abord par un « savoir » sur lui, mais elle était basée sur des faits suffisamment établis à leurs yeux pour qu’ils soient pleins de joie et d’assurance pour s’en aller proclamer au monde entier la Bonne nouvelle de Jésus-Christ.  

Ajoutons qu’il n’y avait pas de place chez eux pour des « croyants non pratiquants ». En effet, la foi authentique change et réoriente tout. Elle conduit à dire avec Paul « Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Maintenant, ma vie humaine, je la vis en croyant au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi ».

La foi engage

Seigneur

Ceux qui fréquentent les milieux chrétiens entendent souvent de nombreux « Seigneur » ponctuer les prières des fidèles. Le mot est régulièrement présent également dans la bouche des prédicateurs. Mais sommes-nous certains qu’il est toujours utilisé dans le sens que les chrétiens de l’époque apostolique lui ont donné ?

C’est bien parce qu’ils ont reconnu en Jésus-Christ le « Seigneur » que ces premiers chrétiens ont refusé de se prosterner devant les empereurs romains quitte à en perdre la vie. Il n’y avait pour eux qu’un seul Seigneur : Jésus. Ceci excluait de fait tout prétendant à ce titre. C’est ainsi que beaucoup d’entre eux sont morts martyrs, refusant de rendre à l’empereur un culte qui n’était dû qu’à Jésus, le seul Seigneur.

Nommer Jésus Seigneur, c’est le reconnaître comme Dieu ainsi que l’a fait Thomas lorsque, après avoir douté,, il se repent devant Jésus qui lui apparaît vivant, tout en portant la marque des clous qui l’ont percé à la croix. Il s’exclame alors dans un geste d’adoration : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Jésus

Il arrive qu’on préfère parler de Jésus comme la figure d’un « Christ universel ». Il peut alors devenir un concept plutôt qu’une vraie personne qui s’est inscrite en chair et en os dans l’histoire des hommes. Or, il n’y a pas de foi chrétienne si elle n’est pas liée à « Jésus-Christ … né de la Vierge Marie » qui  « a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli… », comme le rapporte le Credo. Dieu s’est incarné. Dieu s’est fait vrai homme par amour pour nous. Il a vraiment vécu parmi nous sans perdre pour autant sa divinité.

L’apôtre Paul avait lui-même rappelé ainsi le noyau de la foi chrétienne : « je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée...  : le Christ est mort pour nos péchés, comme les Livres Saints l’avaient annoncé. On l’a mis au tombeau, et le troisième jour, Dieu l’a réveillé de la mort…  Il s’est montré à Pierre puis aux douze apôtres. »

Il n’y a pas d’autre Jésus ou d’autre « Christ » que celui-là.

Sauvé

On entend parfois : « On ira tous au paradis ». C’est faux ! En contradiction absolue avec la Bible qui témoigne : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais il l’a envoyé pour qu’il sauve le monde. Celui qui croit au Fils n’est pas condamné. Mais celui qui ne croit pas, celui-là est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Fils unique de Dieu. »

Le salut chrétien consiste à connaître intimement Dieu et à vivre en sa présence. C’est un choix que l’on fait tant que nous sommes sur terre. Cette « conversion » implique de regretter notre vie passée vécue sans lui, et donc sans tenir compte de ses exigences légitimes. Il consiste en même temps à se tourner résolument et définitivement vers lui.

Quel que soit notre contexte, le salut chrétien consistera toujours à faire cette démarche que Paul résumait ainsi aux chrétiens de Thessalonique : «  vous vous êtes tournés vers Dieu. Vous avez laissé les faux dieux, pour servir le Dieu vivant et vrai et pour attendre que son Fils vienne des cieux. Ce Fils, c’est Jésus que Dieu a réveillé de la mort et qui nous délivre du jugement de Dieu, qui est proche. »

Crois au Seigneur Jésus : La réponse est simple. Mais elle est radicale car implique toute notre vie, ici-bas et au-delà.

Crois-tu au Seigneur Jésus ?

C’est un choix qui donne la Vie. Un choix qu’on ne regrette jamais.

Pour aller plus loin

Actes 16.31 ; Galates 2.20 ; 2 Corinthiens 5:15 ; 1 Corinthiens 15.1-5 ; Jean 3.17,18 ; 17.3 ; 1 Thessaloniciens 1.9,10.

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