STOP À la critique !

Les autres ne sont pas parfaits ? Vous non plus, ça tombe bien !

Soyons clairs : la critique fait d’abord du mal à la personne qui la formule avant de « poignarder » l’autre. Elle agit comme un venin, alimentant les reproches, entretenant la colère et la frustration. Elle amplifie le regard négatif sur l’autre et instille insidieusement le doute dans la relation. Surtout, elle n’apporte que peu ou pas de réponses à celui ou celle qui la formule. 
La critique ne serait-elle pas, au fond, un moyen détourné d’éviter d’explorer ses propres blessures ? Après tout, il est naturel d’éviter de toucher une plaie pour ne pas réactiver la douleur. Cependant, pour guérir, il est important de la soigner. Il en va de même pour une blessure psychologique ou morale. Oser reconnaître qu’on critique permet d’examiner ce qui nous touche, ce qui nous blesse, afin de mieux réagir.

Comment sortir du cercle de la critique ?

Commencez par vous poser ces questions : Acceptez-vous l’autre tel qu’il (elle) est, et non tel que vous aimeriez qu’il (elle) soit ?
« Tu ne sais même pas éplucher les carottes correctement ! » Y a-t-il une seule bonne manière de faire ? La vôtre ? Et si chacun avait des manières de faire différentes ?
Cette tendance à ne pas se remettre en question conduit àune impasse dans la relation. Vouloir changer l’autre est une entreprise vouée à l’échec. Et si vous acceptiez et respectiez le comportement des autres ? Chacun a ses propres objectifs de vie et ses propres valeurs, sans doute différents des vôtres. Il est impossible de se mettre à la place de l’autre et de savoir ce qui est vraiment bon pour lui ou elle.

Devenez un « traducteur » de critiques

Vous l’avez compris : à la racine de la critique se trouve souvent un mal-être. Un mal-être face à une situation inconfortable ou imprévue… ou face à une situation qui s’éternise. La critique devient alors l’expression d’un ras-le-bol, d’une impuissance à faire entendre ses besoins.
Prenez l’habitude de traduire vos frustrations en besoins. Au lieu de dire : « Tu rentres toujours tard ! », dites : « J’aimerais passer plus de temps avec toi. » Ou encore, à la place de : « Tu dépenses trop ! », essayez : « Je m’inquiète pour nos finances. »
Cette démarche demande un travail sur soi, un effort conscient pour mettre son ego de côté et assumer sa part de responsabilité dans la relation.
C’est une voie qui permet d’avancer plus sereinement et avec plus de confiance sur le chemin de la vie.

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