Si Dieu existe, pourquoi le mal ?
Cher lecteur, J’imagine que vous avez probablement déjà pensé à cette objection : « Si Dieu existe, pourquoi le mal ? » Après tout, si ce Dieu est bon et tout-puissant, comme le pensent les chrétiens, alors pourquoi le mal existerait ? Comprenez bien, vous allez dire : si Dieu est bon et que le mal existe, alors il ne peut pas résoudre le problème du mal, auquel cas il n’est pas tout-puissant ; si Dieu est tout-puissant et que le mal existe, alors il n’est pas bon. Dieu peut bien exister, mais il n’est pas à la fois bon et tout-puissant.
Je vous avoue que ce n’est pas la première fois que j’entends cette objection… et je ne sais pas trop quoi en faire. Ce n’est pas parce que je ne sais pas quoi dire. Après tout, les chrétiens ont répondu à cette question depuis plus de 2000 ans. Je ne sais pas trop quoi en faire, parce que le plus souvent je suis confronté à trois situations.
La première, ce sont les occasions où cette objection est utilisée pour ridiculiser ce que je crois, comme pour dire : « La foi chrétienne ne vaut vraiment pas la peine qu’on en parle. Après tout, si Dieu existe, pourquoi le mal… ! » C’est peut-être votre cas. Alors je vous dirai : prenez le temps de vous demander si la foi chrétienne n’a pas quelque chose d’essentiel à vous dire. Pour commencer :que dites-vous de ce Christ en qui nous croyons ? Cherchez, et trouvez !
La deuxième situation, c’est lorsque cette objection est avancée pour mettre fin à la conversation. Peut-être avez-vous été dans la situation où un croyant a lancé une conversation sur Dieu ou Jésus, et la conversation s’est éternisée. Vous avez peut-être été fatigué, mal à l’aise, frustré, ou franchement énervé par ce qu’il disait. Mais lui insistait, sans vous écouter. La seule solution que vous avez trouvée pour vous en sortir c’est de lui lancer à la figure : « Si Dieu existe, pourquoi le mal ? » Ouf, la conversation s’est arrêtée ! Dans ce cas, j’essaierai moi d’être plus attentif à ce que vous dites, afin de vous écouter d’abord… et de parler seulement après.
La troisième situation, la plus délicate, c’est lorsque cette objection cache une profonde douleur personnelle. C’est peut-être votre cas. La perte d’un proche, d’un ami cher, d’un collègue de travail peut créer un abysse en nous. Et puis vous rencontrez un chrétien qui vous parle de l’amour de Dieu, et là vous vous lâchez. Vous avez envie de hurler : « Si Dieu existe, pourquoi le mal ? »
Ce dernier cas, nous l’avons vécu. Oui, les chrétiens aussi ont parfois envie de crier à Dieu en lui demandant pourquoi le mal existe. Nous ne nions pour autant pas l’existence de Dieu, car nous savons qu’il a décidé lui-même de venir souffrir, mourir, pour nous donner une nouvelle espérance. Si vous êtes dans cette situation de profonde douleur, la seule chose que je veux vous dire c’est : venez trouver le réconfort que donne la foi en ce Dieu qui est venu pour nous donner la paix, la joie, et l’amour.