Arrêtons de nous plaindre !

La plainte, selon le Larousse, est l’expression d’une douleur ou d’une peine dans l’espoir de susciter de la compassion. Ce comportement est souvent déclenché par des contrariétés, des imprévus ou des habitudes inconscientes.

Plusieurs types de plaintes

Pour certains, tout est prétexte à se plaindre : c’est le syndrome de « Calimero ». D’autres, souvent blessés par des injustices passées, expriment des plaintes sur des sujets anodins pour éviter de confronter des douleurs plus profondes. La plainte peut être aussi occasionnelle pour exprimer un mécontentement légitime, par exemple lorsque les conditions de travail ne respectent pas les normes de sécurité. C’est alors un mécanisme sain.

Se plaindre est contagieux

Se plaindre ne change pas la situation et peut mener à un cercle vicieux où elle engendre de plus en plus de plaintes, voire se transforme en revendication. La plainte devient alors une habitude. Cela impacte l’entourage et peut entraîner une spirale de négativité.

En effet, lorsqu’une personne se plaint, elle provoquedes réactions similaires chez ses interlocuteurs – cela s’explique en partie par l’effet des neurones miroirs* – amplifiant un climat général de mécontentement. Sachant que 90 % de nos pensées sont naturellement négatives, cela complique sérieusement notre capacité à rester positifs en présence de lamentations fréquentes !

Comment sortir d’un cycle de plaintes ?

L’important est d’abord d’en prendre conscience, de le reconnaître et de noter ses motivations sous-jacentes.

Quelques conseils :
Identifier ce qui peut être changé de ce qui ne peut pas l’être. Par exemple, se plaindre du mauvais temps, de sa petite taille ou de ses yeux marron est un mangeur d’énergie inutile, car c’est impossible à changer. Il est plus constructif de se concentrer sur des aspects que je peux changer.
Pratiquer la gratitude. En cultivant une attitude de reconnaissance pour les petites choses positives de la vie, il est possible de réduire la tendance à se concentrer sur le négatif. C’est un moyen puissant de contrer la plainte. Par exemple : tenir un journal de gratitude et s’entourer de personnes positives.
Transformer les plaintes en actions positives et développer une approche plus proactive et reconnaissante de la vie, voilà deux attitudes qui réduisent l’impact des plaintes sur soi et sur les autres. Enfin, pourquoi ne pas adopter ce proverbe oriental : « S’il existe une solution à ton problème, pourquoi te plains-tu ? S’il n’y a pas, pourquoi te plains-tu ? »

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