Les apôtres ont joué collectif

Jésus a choisi des hommes très différents. À l’origine, ces douze galiléens formaient un groupe bizarre, hétéroclite. Pas une équipe gagnante ! Rien ne les qualifiait, d’un point de vue intellectuel ou religieux. Avec leurs défauts, leurs faiblesses, Jésus va les former, les entraîner, selon un mode qui n’était pas inhabituel à l’époque : ils ont marché à ses côtés, l’ont écouté, l’ont observé ; ils ont mémorisé et intégré ses paroles et ses actes.

Des débuts difficiles

Ils n’ont pas eu la tâche facile et ils ont appris les premiers rudiments d’un jeu d’équipe. Mais Jésus avait placé la barre très haut. Il leur rappelait souvent qu’ils ne pourraient pas s’en sortir à moins d’être « serviteurs les uns des autres » (Matthieu 20.25-28).
Ils avaient cependant bien des limites, ils étaient ambitieux. Il leur arrivait souvent de se disputer pour savoir qui serait le plus grand. Ce n’était pas très constructif pour former une équipe unie. Résultat : Jésus a été bien seul pour affronter le match final : la terrible épreuve de sa mort. Personne sur le terrain, personne sur le banc de touche, et même personne dans les vestiaires.

Un changement radical

Avec la mort, la résurrection du Christ et la venue du Saint-Esprit à la Pentecôte, une véritable révolution se passe. Elle a pour conséquenceune transformation de leur état d’esprit en profondeur, une remise en ordre de leurs rapports humains, un amour et une recherche de l’unité et de la collaboration. Désormais ils vont « jouer collectif » !
Ce nouvel esprit collectif se met en œuvre pour gérer les débuts de l’Église à Jérusalem et faire face aux premiers défis. Les décisions sont prises ensemble après concertation. Pas de jeux perso, pas d’actes en solitaire. Ils travaillent en équipe pour les visites, les entretiens ou l’évangélisation.

Partage tous azimuts

Ils partagent l’activité missionnaire. Certains se consacreront à l’évangélisation du monde juif. D’autres, comme Paul, à l’évangélisation des non-juifs. Pas de place pour la jalousie. Ils vont se réjouir du travail de Philippe en Samarie, du travail de Paul dans le monde méditerranéen.
Ils partagent également l’enseignement. Les lettres de Nouveau Testament en sont le témoignage vivant. Paul, Pierre Jacques, Jude et Jean ont écrit des lettres pleines d’instructions, d’encouragements qui sont toujours à la base de l’enseignement des Églises chrétiennes.
Il y a également un partage financier. Nous le voyons dans le souci de Paul et des autres apôtres d’organiser une collecte internationale en faveur des pauvres de Judée.

L’apôtre Paul : un homme de réseau

Paul a su diversifier son travail d’équipe. Il a appris à travailler avec des gens différents et complémentaires. Fait intéressant, les ministères déployés dans les Églises sont au pluriel, donc on peut en déduire que le travail d’équipe était bien présent.
Beaucoup de choses ont pu être accomplies par ce travail collectif mais cela n’a pu se faire que par un travail perpétuel de recherche de la perfection, de discipline, d’amour et de persévérance.

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