Je sais maintenant qui je suis

Mes parents se sont séparés quand j’étais petite. Ma mère ne souhaitait pas s’occuper de moi. Ce sont mes grands-parents qui m’ont recueillie.

Le sentiment d’être de trop

Je n’ai plus eu de contact avec mon père avant mes 20 ans. Ma grand-mère me disait souvent que je devais lui être reconnaissante parce que personne ne voulait de moi. Je ne me souviens d’aucun câlin ni même de paroles bienveillantes pendant toute mon enfance.
Tout cela m’a amenée à me renfermer sur moi-même. J’éprouvais de réelles difficultés à exprimer mes sentiments, mes émotions. J’avais tout le temps l’impression de déranger.

Première église, premières déceptions

À la fin du collège, un oncle m’a proposé d’aller à l’église avec lui. J’ai accepté juste par curiosité. Après quoi, je suis devenue amie à l’école avec une fille qui fréquentait cette église. C’est ainsi que j’y suis allée avec elle pendant un peu plus d’un an.
J’entendais parler de la grâce et de l’amour de Dieu. Des personnes témoignaient de ce que Dieu avait fait dans leurs vies, mais je ne comprenais pas de quoi il s’agissait. Je me sentais étrangère au milieu d’eux.
Je me demandais pourquoije ne ressentais rien de ce qu’ils ressentaient. Pour me soulager l’esprit, je me disais qu’ils devaient mentir ou exagérer leurs histoires.
J’ai bien essayé de lire l’évangile à cette époque, mais je me suis arrêtée très vite car j’avais l’impression de lire une histoire qui n’était pas réelle. Je n’arrivais pas à en comprendre le sens.
Je me demandais pourquoi Dieu ne me disait rien à moi. Vers la fin du lycée, j’ai arrêté d’aller à l’église et je n’y pensais plus.

Nouvelle église, nouvelles déceptions

J’ai recommencé à fréquenter une église quelques années plus tard avec le père de mon fils. J’ai alors commencé à ressentir une opposition à la religion. En effet, ces gens se disaient chrétiens, mais ils faisaient des choses en contradiction avec la Bible. Je me disais : « Si c’est ça être chrétien je n’ai pas envie de l’être. »
Je m’énervais quand j’entendais des témoignages de chrétiens. J’éprouvais même de l’animosité parce que je n’avais pas envie d’entendre tout ça et d’y croire. J’ai dit plusieurs fois « non » à mon fils quand il me demandait de prier.

Fausses solutions

Je préférais m’orienter furtivement vers les croyances du monde : les énergies, les esprits, la voyance. Je pensais peut-être y trouver les réponses à mes questions mais cela a engendré encore plus de stress en moi et de peur. Je savais bien, au fond de moi, que c’était mal. Je n’arrivais pas à croire à l’amour de Dieu.
À cette époque, la mort m’angoissait énormément. J’étais effrayée de ne pas contrôler ce qui se passe autour de nous après la mort. Ces croyances ésotériques alimentaient mes frayeurs.

Une crise de plus

L’année dernière, je venais de quitter mon travail pour suivre une formation et je me suis retrouvée au chômage. Mes journées étaient répétitives et pesantes. Ça ne se passait pas vraiment comme je l’avais imaginé.
C’est à ce moment que mon père est décédé. Cela a créé en moi un mélange de colère, de peine et de déni. J’avais grandi sans lui et je devais, maintenant, faire le deuil d’une relation que je n’aurais jamais avec lui. Mes nuits étaient très difficiles. Je n’arrivais pas à arrêter de penser à tout et n’importe quoi.

Un premier appel à Dieu

Depuis une douzaine d’années, j’étais dépendante du tabac. Malgré l’envie d’arrêter, je n’y arrivais pas. J’étais désemparée.
Bizarrement, j’ai mis Dieu au défi et je lui ai dit : « Montre-moi que tu es avec moi. Sans toi, je n’arriverai pas. » Dieu m’a entendue, j’ai été totalement libérée de cette addiction.
Malheureusement j’ai continué ma vie comme si de rien n’était, dans l’ingratitude la plus complète.

Une expérience surprenante

Puis est venu ce jour étonnant, où je sors du sommeil en priant. Je me vois appeler le nom de Jésus sans avoir de réel contrôle sur ce que je dis. Je ne l’avais jamais fait.
Et là, tout prend sens, je reviens à repenser à des témoignages que j’avais entendus il y a des années et qui, d’un coup, ont un sens pour moi. Je comprends quand j’entendais dire qu’il y a un pouvoir dans le nom de Jésus. Je comprends quand je lis la Bible, je comprends ce que signifie le sacrifice de Jésus.

Tout s’éclaire

Je ne cesse alors de prier. Moi qui suis de nature réservée et timide, j’ai d’un coup l’envie d’aborder toutes les personnes que je peux pour leur parler de Dieu. Je veux savoir si elles le connaissent parce que, pour moi, cet amour est tellement grand qu’il faut le partager. C’est impossible que je le garde pour moi. Je comprends aussi la nécessité de m’entourer de personnes croyantes.

Mes émotions reviennent

Je n’avais pas conscience du poids que je portais jusqu’à ce que Jésus vienne me délivrer. Ce poids envolé, je l’ai ressenti au plus profond de mon être, je l’ai senti partir, et être comblée par l’amour et la grâce, une sensation indéfinissable, que je ne pourrais simplement pas expliquer aujourd’hui par des mots.
Avant de connaître Dieu, je ne pleurais quasiment jamais mais dès ma rencontre avec lui, je ne faisais que pleurer, non pas de peine ou de souffrance, mais parce que ce que je ressentais était tellement fort que c’était difficile de le contenir.

Jésus a changé mon cœur

Jésus a fait de moi la nouvelle personne que je suis aujourd’hui. J’aimerais lui rendre gloire et lui dire ma reconnaissance pour tout ce qu’il a fait pour moi. J’ai constaté que, parfois, Jésus intervient assez brutalement par un changement rapide. C’est alors difficile à comprendre d’un point de vue extérieur. Parfois, le changement est plus progressif.
Je réalise aussi que sans l’Esprit de Dieu, tout ceci est impossible à comprendre. On croit savoir mais c’est inaccessible à notre intelligence. Ce que Dieu fait ne vient pas de nous.

J’ai enfin pu trouver la paix

C’est quelque chose d’incroyable pour moi : malgré toutes les difficultés que j’ai pu traverser depuis que je lui ai donné ma vie, la paix de Jésus demeure en moi. Je sais qu’il accompagne chacun de mes pas et qu’il est avec moi.
En lui, je place toute ma foi. C’est pour cela que j’ai décidé de me faire baptiser.

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