Des C comme…

… Confinés

Vous souvenez-vous de ces rues vides de toute présence humaine, où seuls des animaux venus des bois alentours erraient librement ? Ou encore ces scènes quotidiennes de longues files d’attente de gens masqués, tenant leur distance, attendant le fatidique résultat du test PCR ? Je revois aussi dans ma mémoire ces promeneurs de chiens qui s’étaient soudain multipliés !

… Casseroles

Autre souvenir : ces concerts de 20h, dans un tintamarre de casseroles aux fenêtres, pour remercier le personnel médical… Mon fils cadet s’en donnait à cœur « presque joie » chaque soir.
La résonance de cette période, pour mes deux garçons et moi, est surprenante. Au-delà des nombreux moments de partage autour de la Bible et des dizaines de rendez-vous en visioconférence avec la famille, les amis, les collègues, les membres de mon Église…, pour nous, c’est la cuisine quia été notre bunker. Notre lieu thérapeutique familial durant la pandémie.
Là, tous les trois ensemble contraints par le confinement, nous avons expérimenté de délicieux moments de partage culinaire. Chaque jour, après le temps de nourriture spirituelle, nous nous appliquions à décider du menu du jour et nous nous lancions le défi de réussir notre plat au plus près de la recette.

… Contents

Si le coronavirus est venu comme un tsunami engloutir cruellement des milliers d’habitants, il nous a offert, à nous, le bonheur de cuisiner en famille : des temps chaleureux, des éclats de rire, des discussions pêle-mêle, des occasions de confidences et d’encouragement…
Aujourd’hui encore, nous continuons à prendre du plaisir à réunir famille et amis autour de notre table « tout fait maison » bien garnie. Nous continuons ainsi à vivre des moments mémorables.

… Convivialité

Ces moments étaient doux à mon cœur de mère et précieux pour mes garçons.
Pendant que nous cuisinions à six mains, le bruit des ustensiles dans les casseroles se confondait avec ces nouveaux chants de reconnaissance à Dieu que le confinement avait suscités. De son côté, mon plus jeune fils nous déversait dans ce joyeux atelier, tout ce que « Chef Google » lui donnait comme astuces. L’aîné lui, laissait couler sa passion pour concocter de succulents mets de plus en plus sophistiqués. Et moi, je me délectais de leur communiquer tout le plaisir de cuisiner, et encore plus avec eux. Je pouvais également leur transmettre mon savoir-faire de la cuisine exotique, hérité de ma chère maman. En plus de tout cela, je me réjouissais, à l’avance, à l’idée qu’on allait déguster toutes nos préparations. C’était un moment magique !

… Cuisiner

Vous l’avez compris : cuisiner joyeusement m’offre une multitude d’occasions de me régaler. Cela va bien au-delà de m’alimenter.

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