Jésus est-il vraiment le seul chemin de salut ?

Lorsque je discute de la foi avec des croyants d’autres religions, nous nous accordons facilement sur le respect que nous devons nous porter. Parfois même, dans un souci de sympathie et d’ouverture, quelqu’un énonce : « Finalement, les religions se rejoignent. Elles ont le même but et disent un peu la même chose. » Bien que je ne sois pas d’accord avec cette affirmation, il m’est difficile de m’y opposer, car je ne désire pas troubler la bonne ambiance.

Affirmer qu’il existe une seule vérité en matière de religion paraît arrogant, excluant et oppressif. Et pourtant :
– à la suite de Jésus qui a dit : « C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. » (Jean 14.6) ;
– de Pierre qui a affirmé : « Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4.12) ;
– de Paul qui a écrit : « Il y a un seul Dieu et il y a aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, Jésus-Christ. » (1 Timothée 2.5) ;
– des chrétiens continuent de le croire, pourquoi cela ?

L’affirmation d’un unique chemin de salut est émotionnellement difficile à tenir, car nous pensons immédiatement à ceux qui ne l’ont pas emprunté. Comment accepter cette déclaration ?
Ce que l’affirmation d’un seul chemin ne contient pas
Un esprit de supériorité

Si je crois que Jésus est le seul chemin pour me réconcilier avec Dieu, je ne m’estime aucunement supérieur à quelqu’un qui n’est pas chrétien. Être chrétien, ce n’est pas être supérieur aux autres. Au contraire, c’est reconnaître sa misère spirituelle et se confier dans un secours extérieur. Le croyant est sauvé par grâce, indépendamment de ses mérites personnels. Il n’y a donc aucune revendication de supériorité. On pourrait dire : un croyant est un indigent qui a reçu à manger. S’il indique aux autres le seul endroit où l’on peut se nourrir, ce n’est pas par arrogance, mais par amour.

Une volonté d’exclure
Il est vrai que le christianisme contient une affirmation exclusive. Mais elle n’est pas pour autant excluante. En effet, l’appel à emprunter le chemin unique est pour tous. La Bible affirme « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. » (Jean 3.16)
Il y a le mot « quiconque ». Le chemin est pour tous ceux qui placent leur foi en Jésus : femmes et hommes, riches et pauvres, jeunes et vieux, noirs et blancs, etc. Tous sont invités à saisir l’unique solution apportée par Dieu.
Nous avons parfois tendance à reprocher à Dieu : « Pourquoi n’as-tu prévu qu’une seule solution ? » Nous pourrions déjà être reconnaissants qu’il en ait proposé une. C’est comme si nous étions atteints d’une maladie incurable et qu’un médecin disait : « J’ai l’unique antidote à cette maladie. Venez tous en prendre. » Devrions-nous nous plaindre qu’il n’y ait qu’un seul antidote s’il est offert à tous ?
Notons aussi que toute affirmation est par principe exclusive : elle nie les affirmations contraires. L’affirmation « Dieu n’existe pas » exclut les visions du monde où Dieu existe. Un athée ne tient pas un discours moins exclusif que celui d’un chrétien.
Admettons que le christianisme ne soit ni arrogant ni excluant, pourquoi ne peut-on pas imaginer qu’il y ait plusieurs chemins vers Dieu ?
Ce que la position relativiste a de contradictoire
Face aux affirmations exclusives et les passions qu’elles peuvent déchaîner, certaines personnes considèrent les diverses spiritualités comme des points de vue différents d’une même réalité.
La parabole des aveugles et de l’éléphant est très ancienne : on la retrouve dans le sutra bouddhique intitulé Tittha Sutta du recueil Udana (6, 4), daté de 500 av. J.-C. Cette histoire met en scène des aveugles qui découvrent un éléphant par le toucher. Chacun d’entre eux tâte une partie différente de l’animal. Celui qui touche une jambe s’écrie qu’un éléphant est comme un pilier ; celui qui touche la défense pense que l’éléphant est comme un soc de charrue ; celui qui attrape la trompe conclut que l’animal est comme un manche de charrue. Ils perçoivent chacun une partie de la réalité. Ainsi en serait-il des différentes religions : elles exprimeraient toutes un morceau du divin.
Cette idée est séduisante, mais elle ne tient pas la route pour au moins deux raisons.

 

Premièrement, la personne qui raconte l’histoire a une connaissance de la réalité entière, elle n’est pas aveugle. On peut déjà s’interroger : qu’est-ce qui permet au narrateur de savoir ce que les aveugles ne peuvent pas connaître ? Pourquoi n’est-il pas aveugle lui-même ? Affirmer que les religions ne sont que des visions différentes d’une même réalité, c’est prétendre avoir un point de vue supérieur et plus global que celui des adeptes de diverses religions. Qu’est-ce qui offre ce point de vue ? Comment le narrateur peut-il en savoir plus que Moïse, Jésus, Mahomet, etc. ?
Ensuite, celui qui prétend que les religions sont des aspects divers d’une même réalité affirme qu’il existe une seule réalité, une vérité ultime. Il n’est pas si relativiste que cela ! Notons en passant que les personnes qui affirment que les religions se valent se veulent conciliantes et tolérantes, mais leur affirmation est un affront envers les croyants qui sont attachés à l’exclusivité de leur croyance.

 

Deuxièmement, les discours tenus par les diverses religions sont parfois contradictoires. Si les religions parlaient de sujets différents (comme les différents membres de l’éléphant), alors il se pourrait qu’elles apportent des regards complémentaires. Mais lorsqu’elles parlent des mêmes sujets de manière contradictoire, alors elles ne peuvent pas être toutes vraies.
Prenons un exemple : ce qui se passe après la mort. Pour certaines personnes, il n’y a rien. Pour d’autres, c’est la réincarnation. Pour d’autres encore, l’attente de la résurrection. Les trois affirmations ne peuvent pas être toutes vraies. Prenons un autre exemple : la personne de Jésus. Dans le judaïsme, Jésus n’est ni un prophète, ni le Fils de Dieu. Dans le christianisme, c’est un prophète et c’est le Fils de Dieu. Dans l’islam, Jésus est un prophète, mais pas le Fils de Dieu. Il n’est pas possible que les trois religions monothéistes soient vraies en même temps, car elles tiennent des propos incompatibles. Ayant dit cela, je n’ai pas encore montré que c’est le christianisme qui est vrai. Dire que les religions ne peuvent pas être toutes vraies ne signifie aucunement qu’il faut mépriser les autres croyants, encore moins user de violence pour les convertir. C’est simplement établir un constat logique.

 

Certains athées sont tentés de penser que, parce que toutes les religions ne peuvent pas être vraies en même temps, alors elles sont toutes fausses. C’est ce qu’affirme le polémiste Christopher Hitchens : « Puisqu’il est manifestement inconcevable que toutes les religions aient raison, la conclusion la plus raisonnable est qu’elles ont toutes tort . » Cela est une erreur de raisonnement. Dire qu’elles ne sont pas toutes vraies n’implique pas qu’aucune n’est vraie. Il est logiquement possible qu’une religion soit vraie, même si toutes les autres sont fausses.
Prenons un exemple en considérant l’équation x+1=2. J’essaie de la résoudre à tâtons. Si je prends x=0, cela ne fonctionne pas (0+1≠2). Si j’essaie x=3, cela ne fonctionne pas non plus. Si j’essaie x=100, je ne résous pas l’équation. Je peux essayer avec une infinité de nombres sans succès. Cela ne veut pas dire que l’équation n’a pas de solution. En effet, x=1 est la solution. Ce n’est pas parce que des milliers de nombres ne résolvent pas l’équation que cette équation n’a pas de solution. De même, ce n’est pas parce que des millions de religions s’égarent qu’aucune ne dit la vérité.
Pourquoi affirmer que c’est le christianisme qui détient la vérité et que seul Jésus est le chemin qui mène à Dieu ?
Ce que la position chrétienne a d’unique
Le christianisme offre un chemin unique et exclusif à cause de la double nature de Jésus (voir chapitre p…). Pour justifier cela, il faut commencer par montrer la nécessité d’un chemin vers Dieu et ensuite défendre quelle doit être sa nature.

 

Le problème de l’humanité
Pourquoi l’humanité a-t-elle besoin d’un chemin vers Dieu ? Ne peut-elle pas l’atteindre directement ? Il y eut un temps où les humains avaient un accès direct à Dieu. Mais ils se sont révoltés contre Dieu. Ils ont voulu choisir par eux-mêmes ce qui est bien ou mal, sans se référer à Dieu. Ils ont déclaré leur indépendance. Ils ont voulu être leur propre chef. Ils ont tourné le dos à Dieu. C’est ce qu’on appelle le péché (au singulier). Ainsi, les Hommes conçoivent des actes mauvais ou refusent d’entreprendre des actes bons. C’est ce qu’on appelle les péchés (au pluriel).
Tout cela détruit la relation de l’Homme avec Dieu. L’Homme a contracté une dette morale vis-à-vis de son créateur. Il porte la honte de son péché et rien ne peut restaurer l’harmonie brisée. Souvent, les religions prennent l’image d’une balance où les bonnes actions, plus lourdes que les mauvaises, permettraient d’être à nouveau agréés par Dieu. Mais cette idée ne convient pas. Les bonnes actions ne compensent pas les mauvaises. Les bons actes sont ce qui est attendu normalement de la part de l’Homme. Ils ne compensent pas ses fautes.

 

Prenons un exemple de la vie courante : un automobiliste doit parcourir 300 km. Il roule de manière exemplaire pendant 299 km et effectue un excès de vitesse au dernier kilomètre. Si la police l’arrête, cela n’aurait aucun sens qu’il réponde : « J’ai roulé parfaitement pendant 299 km, est-ce que cela ne compense pas ma faute au dernier kilomètre ? » Le bien que l’on fait ne compense pas le mal commis. Un don de 50 € à la Croix-Rouge ne vous donne pas le droit d’insulter votre voisin. L’Homme se trouve alors séparé de son créateur et dépourvu de moyen de se racheter.

Dieu, dans son amour, n’a pas voulu laisser l’humanité dans cet état. Il a mis en place un plan de sauvetage. Ce plan de sauvetage passe par la mort et la résurrection d’un sauveur en lieu et place de l’humanité rebelle. Ce sauveur prend à son compte la dette morale contractée par l’humanité et offre en échange sa justice acquise par une vie parfaite. Il y a comme un échange de casier judiciaire : le sauveur prend notre casier judiciaire bien chargé et nous offre le sien qui est vierge. La honte de notre rébellion contre Dieu lui est associée. C’est tout le sens de la mort de Jésus-Christ il y a 2.000 ans.
L’apôtre Pierre a écrit : « Christ aussi a souffert, et ce, une fois pour toutes, pour les péchés. Lui le juste, il a souffert pour des injustes afin de vous conduire à Dieu. » (1 Pierre 3.18)

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Jésus ressuscite, montrant ainsi que notre rébellion et nos fautes sont effacées. La victoire de Jésus sur le mal et la mort nous débarrasse de notre honte. La vie nouvelle de Jésus est le signe qu’une nouvelle vie est possible pour nous aussi. C’est la foi qui associe le croyant au Christ et qui rend possible ce « transfert de casier judiciaire ».

La nécessité de l’humanité du sauveur
Pour accomplir ce plan de sauvetage, il fallait que le sauveur soit humain afin de représenter l’humanité. C’est l’humanité qui s’est rebellée contre Dieu, c’est donc elle qui a besoin d’être rachetée, comme le dit un texte de la Bible :
« Puisque ces enfants ont en commun la condition humaine, lui-même l’a aussi partagée, de façon similaire. Ainsi, par sa mort, il a pu rendre impuissant celui qui exerçait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et libérer tous ceux que la peur de la mort retenait leur vie durant dans l’esclavage. En effet, assurément, ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais bien à la descendance d’Abraham. Par conséquent, il devait devenir semblable en tout à ses frères afin d’être un grand-prêtre rempli de compassion et fidèle dans le service de Dieu pour faire l’expiation des péchés du peuple. En effet, comme il a souffert lui-même lorsqu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. » (Hébreux 2.14-18)

 

La nécessité de la divinité du sauveur
Pour accomplir le plan de sauvetage, il fallait que le sauveur soit divin. Et ceci pour plusieurs raisons :
– Le sauveur devait mener une vie parfaite, sinon il aurait déjà dû payer pour ses propres fautes et n’aurait pas pu offrir sa justice .
– Seul Dieu pouvait porter le poids de l’ensemble des péchés de ceux qui croiraient en lui.
– Le péché est avant tout un problème envers Dieu. C’est donc Dieu qui peut condamner ou pardonner. La solution pour régler le péché doit forcément venir de lui.
– Pour le rôle de médiation , il faut que le médiateur appartienne aux deux parties.
– Les prophètes de l’Ancien Testament présentaient Dieu comme le sauveur. Le salut était présenté comme l’action de Dieu lui-même . Si Jésus n’était pas Dieu, alors Dieu ne réalisait pas le salut : il le concevait seulement.
– Ce ne serait pas juste que Dieu fasse porter la faute de l’humanité sur une personne autre que lui-même. Imaginez le pauvre innocent qui serait choisi par Dieu pour porter la honte de toute l’humanité. Dieu serait-il encore bon s’il agissait ainsi ? Mais la foi chrétienne présente une tout autre perspective, dans son amour, c’est Dieu lui-même qui vient régler le problème de l’humanité.

 

Nous pouvons ainsi comprendre pourquoi Jésus est l’unique chemin vers Dieu. Si Jésus n’était qu’homme, il pourrait nous comprendre et nous représenter, mais pas nous sauver. En effet, il serait lié à notre condition et à nos faiblesses. Si Jésus n’était que Dieu, il aurait la puissance pour nous sauver, mais il serait distant et inatteignable. Il ne pourrait pas s’identifier à nous pour nous représenter. Puisque Jésus est à la fois homme et Dieu, il peut parfaitement nous sauver.
Le christianisme diffère beaucoup des autres religions du monde où l’Homme est invité à s’élever pour essayer d’atteindre Dieu. Dans la foi chrétienne, c’est Dieu qui descend dans l’humanité et sauve tous ceux qui placent leur foi en lui.
Je trouve cela magnifique et apaisant. Le croyant que je suis – et que vous pouvez être – est assuré de son avenir éternel, non pas à cause de ses vertus (qui sont bien limitées), mais à cause de celles de Jésus, son représentant. Cela ne le dédouane pas de faire tous ses efforts pour bien se comporter car, si Jésus est Dieu (voir le chapitre p…), alors il a toute autorité sur sa vie.
Mais alors, si Jésus est le seul chemin de salut, qu’en est-il de ceux qui n’ont pas la possibilité de le connaître ?
Ce qui arrive à ceux qui ne connaissent pas le seul chemin
Dans notre monde, beaucoup de personnes ne connaissent pas l’Évangile, c’est-à-dire le plan de sauvetage que Dieu a mis en place dont le point culminant est la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Si Jésus est le seul chemin vers Dieu, quel est leur sort ? Sont-ils destinés à être loin de Dieu ? Un Dieu qui condamnerait des « gens bien » simplement parce qu’ils n’ont pas eu la possibilité de croire en Jésus serait-il encore bon et juste ?
Ce sont des questions théologiquement importantes et émotionnellement sensibles. Alors que j’écris ces lignes, je suis en route pour l’enterrement de mon oncle. Qu’en est-il de son sort ? Lui a eu la chance d’entendre l’Évangile et d’y répondre, mais qu’en est-il des autres  ?

 

Dieu est juste et bon
Si nous acceptons l’affirmation tirée de la Bible qu’il n’y a qu’un seul chemin vers Dieu, nous devons aussi accepter les affirmations qui disent que Dieu est juste et bon (par exemple dans Psaumes 89.15 : « La justice et le droit forment la base de ton trône, la bonté et la vérité sont devant toi. ») C’est de cette base que nous devons partir pour réfléchir à ces questions. Comme Abraham, les croyants peuvent dire :
« Faire mourir le juste avec le méchant, si bien que le sort du juste serait identique à celui du méchant, cela ne correspond certainement pas à ta manière d’agir ! Celui qui juge toute la terre n’appliquera-t-il pas le droit ? » (Genèse 18.25)
Nous pouvons déjà affirmer que Dieu ne sera pas injuste envers ceux qui ne connaissent pas le seul chemin. Cela peut nous rassurer, mais peut-on en dire plus ?

La question est souvent mal posée
Nous avons précédemment émis l’objection suivante : « Un Dieu qui condamnerait des ‘’gens bien’’ simplement parce qu’ils n’ont pas eu la possibilité de croire en Jésus serait-il encore bon et juste ? »
D’abord, il est évident qu’un Dieu qui condamnerait des « gens bien » ne serait pas juste. Nous pouvons être sûrs que si Dieu n’a rien à reprocher à quelqu’un, il ne le condamnera pas. Mais est-ce qu’un tel individu existe ? La Bible va plutôt dans le sens d’une culpabilité universelle . Notre propre expérience nous confirme cela aussi.

 

Pour illustrer mon propos, pensez à la personne que vous aimez le plus, peut-être votre compagnon, vos enfants… Avez-vous déjà fait du mal à cette personne ? Si c’est le cas envers la personne que vous aimez le plus, que pouvez-vous dire de la personne que vous aimez le moins ? Ces choses-là ne sont pas rassurantes, et je ne désire pas vous jeter la pierre, car je ne valide pas le test moi-même. Cela montre que nous avons besoin de la grâce de Dieu.
Ensuite, un Dieu qui condamnerait des gens « simplement parce qu’ils n’ont pas eu la possibilité de croire en Jésus » ne serait pas bon. Mais si Dieu condamne des personnes, ce n’est pas « simplement parce qu’ils n’ont pas eu la possibilité de croire en Jésus », c’est parce qu’ils sont coupables devant lui. Bien souvent, nous prenons la solution pour le problème. Le problème n’est pas premièrement de ne pas croire, le problème est de commettre le mal, d’être rebelle à Dieu. La foi en Jésus est la solution à ce problème. Si quelqu’un a un problème et ne saisit pas la solution (volontairement ou pas), il reste alors en difficulté ; mais ce n’est pas la faute de la solution.

 

Ces paragraphes sont sans doute difficiles à lire. Sachez qu’ils furent aussi difficiles à écrire, car ils ne nous flattent pas. Nous avons vu que la question est mal posée : Dieu ne rejette pas des innocents et ne condamne pas l’ignorance. Mais peut-on affirmer d’autres choses au vu de la Bible ?

 

Ce que nous pouvons ajouter
Voici d’autres considérations pour nous aider à appréhender le cas des personnes qui n’ont pas entendu parler de l’Évangile.
– Dieu désire se faire connaître au monde. Pour cela, il transmet sa parole à des prophètes et vient sur la Terre en la personne de Jésus. Il envoie son Esprit pour équiper l’Église (c’est-à-dire la communauté des croyants) à témoigner. Il lui donne l’ordre d’aller dans le monde entier pour partager le plan de sauvetage qu’il a mis en place (Matthieu 28.19-20). En plus du témoignage des chrétiens, Dieu peut utiliser d’autres voix pour se faire connaître (par exemple des rêves, des révélations directes, comme en Actes 9, voir aussi Apocalypse 14.6).
– Dieu ne juge pas selon ce que les gens ne connaissent pas. Au contraire, il prend en compte l’ampleur de leur connaissance pour établir leur responsabilité . Chacun a accès à une « révélation générale » de Dieu par ses œuvres , par sa conscience et par le fait qu’il soit « image de Dieu » .
Pour conclure sur cette question, je dirais que cela reste une question difficile, mais que la foi en un Dieu juste et bon me permet de l’aborder avec confiance. Je laisse le sort de ces personnes entre les mains de Dieu. Mais cela soulève une question plus personnelle et à laquelle je peux répondre : moi qui ai connaissance de Jésus, que fais-je de sa prétention à être Dieu et du plan de sauvetage qu’il a réalisé ? Et vous qui tenez ce livre entre les mains, quelle sera votre réponse ? Je prie que ce soit la foi.

 

Conclusion
Dans son amour, Dieu a mis en place un plan de sauvetage pour sauver l’humanité. Celui-ci passe par un unique chemin : Jésus-Christ. Nous comprenons pourquoi ce chemin est unique : à cause de la double nature de Jésus-Christ.
En tant qu’homme, il peut s’associer à nous ; et en tant que Dieu, il peut nous sauver. Ce chemin unique est ouvert à tous et les disciples de Jésus sont appelés à le faire connaître jusqu’au bout du monde.
L’unicité de la solution divine ne doit pas nous engager dans un chemin de haine envers les personnes des autres religions, bien au contraire. Cela ne signifie pas non plus que les autres spiritualités n’ont rien à apprendre aux chrétiens. Il peut y avoir des éléments de vérité dans les autres religions et les points de désaccord peuvent donner lieu à des discussions intéressantes. Rien ne justifie la violence ou le dédain, et je regrette sincèrement les conflits religieux qui trahissent l’esprit de Jésus qui a demandé d’« aimer même ses ennemis ». (Matthieu 5.44)
Pour aller plus loin, voir la playlist « Un seul chemin » : https://www.youtube.com/watch?v=ZjFXdnLOExg&list=PLPttKn74CvZI

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