Je me sens privilégiée

Dieu et mon travail

Si proche de l’être humain, la sage-femme peut aussi percevoir quelque chose du mystère divin.

Déjà vingt ans que je suis sage-femme et je crois n’avoir jamais regretté ce choix. La première naissance que j’ai vue m’a confirmé que j’étais à ma place. Je ne me vois pas faire autre chose. Je me sens vraiment privilégiée de faire un métier qui me plait autant, et qui laisse rarement les gens indifférents. Quand je dis que je suis sage-femme, les gens ont toujours un commentaire ou une anecdote. J’aime tout ce qui tourne autour de la maternité. Elle représente toujours un moment d’espoir, c’est si beau une femme enceinte!

Actuellement j’exerce en libérale. Je sors un peu de l’aspect technique de mon métier pour rentrer un peu plus dans le relationnel. Je donne ce que l’on appelle des séances de préparation à la naissance, puis je revois les mamans après la naissance pour les guider dans les premiers jours et tout au long de l’allaitement de leur enfant. Je trouve intéressant de pouvoir accompagner ces futures mamans (et papas) tout au long de la grossesse, de répondre à leurs questions, puis de continuer à les voir en situation après la naissance.

Quand je vois…

Mon métier me met au contact du plus grand événement de la création, la naissance de l’Homme.

Dieu a tellement bien prévu les choses, tout est si bien organisé dans les moindres détails. De la conception au sevrage, le « mécanisme » est parfaitement huilé. Les parents sont souvent surpris par la précision avec laquelle les choses ont été prévues. Je me demande souvent comment l’on peut croire que tout cela est le fruit du hasard. Le moment de la naissance est un moment magique. Voir un bébé venir au monde est toujours très émouvant. C’est un moment qui nous renvoie à la perfection de la Création.

Quand je vois un nouveau-né, je me dis que Dieu ne pouvait pas choisir plus belle façon de nous faire venir au monde. Ils sont à la fois si fragiles et si étonnants par la force de leur instinct de vie. D’ailleurs n’est-ce pas un nouveau-né que Dieu nous a envoyé comme sauveur? À la fois fragile par son humanité et plein d’une force de vie qui lui a permis de vaincre la mort.

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Croire & Vivre

#42 - Décembre-janvier 2006

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