Plaidoyer pour une bonne gouvernance

Le monde actuel

En novembre 2011, le Défi Michée lancera une campagne de sensibilisation et d’action par rapport à la corruption et d’autres formes de (mauvaise) gouvernance qui aggravent la pauvreté, les inégalités et les injustices dont souffrent une partie toujours grandissante de la population mondiale.
Défi Michée est une campagne mondiale qui mobilise les chrétiens contre la pauvreté. La campagne vise à approfondir l’engagement chrétien auprès des collectivités appauvries et marginalisées, ainsi qu’à influencer les chefs des nations riches et pauvres pour qu’ils remplissent leur promesse de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Sous l’impulsion de Joël Edwards, directeur international du Défi Michée, les responsables de cet organisme ont discuté avec des praticiens du développement, des politiciens, des économistes et des intellectuels dans le monde entier. De cette réflexion prolongée est né le document Open for service, un plaidoyer pour une bonne gouvernance. Nous espérons que sa traduction française, intitulée Véritable service public, alimentera un débat dans les Églises locales qui débouchera sur l’action.

Dans une nation petite et apparemment sans importance, enserrée entre deux empires intimidants beaucoup plus puissants, une voix isolée mais persévérante s’élève. Il faut du courage et une conviction impérieuse pour prononcer la condamnation de Dieu sur les personnes qui abusent de leur position d’influence pour un gain personnel.

Comme toujours c’étaient les personnes pauvres qui souffraient. En dénonçant l’injustice sociale de son époque, le prophète Michée n’y est pas allé par quatre chemins. Ceux dont la tâche était de rechercher la justice étaient au contraire résolus à la faire dérailler, prenant en pâture ceux qui étaient trop faibles pour leur résister. Privées de la protection de la loi, les personnes réduites à l’impuissance ne pouvaient que contempler la destruction de leurs moyens de subsistance, voire l’oppression de leurs enfants.

Chefs politiques qui « méprisent la justice » ; juges qui vendent leurs verdicts aux « plus offrants » ; responsables religieux davantage intéressés par la « grande diffusion » et « les rémunérations élevées » que par la proclamation de la vérité de Dieu… le...

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Article publié dans

Les cahiers de l’École Pastorale

#82 - 4e trimestre 2011

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