Adepte des séries de prédications, une méthode qui permet de se concentrer sur des détails qui ne peuvent pas toujours être mis en valeur dans une prédication thématique ou un texte choisi au hasard, Yanna Van de Poll prêche notamment sur certains textes-clés de la Bible (par exemple, les paraboles de Jésus en Matthieu 13, le Sermon sur la Montagne…), ou en préparation d’une fête (Noël, Pâques). La prédication qui suit fut délivrée dans le cadre d’une série sur le Décalogue, les Dix Commandements dans la Loi de Moïse (Exode 20, Deutéronome 5). Et le troisième commandement mérite effectivement réflexion : Dieu ne serait-il pas injuste s’il punissait la descendance des parents fautifs ? Pour répondre à cette question, Yanna Van de Poll se met à l’écoute de l’ensemble de la révélation biblique et propose de tourner un regard neuf sur un texte qui nous appelle à répondre à l’amour de Dieu pour nous.
Dans notre série de réflexions sur les Dix Commandements, nous en sommes au troisième. Un mot d’abord pour le situer dans l’ensemble des dix commandements. Le premier dit : « Tu ne feras pas d’autres dieux devant Moi ». Il rejoint le deuxième, qui dit : « Tu ne feras pas d’image de Dieu ». Ensemble, ces deux commandements interdisent l’idolâtrie. Parfois on les considère comme un seul commandement. En tout cas, ils interdisent de faire une image de Dieu en conjonction avec l’interdit de servir d’autres dieux que le Dieu d’Israël. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur la suite : « Je suis un Dieu jaloux, qui punit la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent et qui use de bienveillance jusqu’à mille générations envers ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements ».
L’affirmation « Je suis un Dieu jaloux » peut être considérée ici comme un commandement à part entière, qui fait référence à une vérité qui se rapporte à tous les commandements. Si nous ne les respectons pas, si nous tournons le dos à la Loi de Dieu, alors il faut savoir que Dieu est un Dieu jaloux.
La jalousie de Dieu
Réfléchissons d’abord à cette affirmation, comment comprendre cette phrase, Dieu est un Dieu jaloux ? Dans le langage courant, nous confondons souvent les mots de jalousie et d’envie. Nous disons d’une personne qu’elle est jalouse de sa voisine parce que cette voisine a plus d’argent qu’elle. Or, c’est là un sentiment d’envie et nullement de jalousie. Et il va sans dire que la jalousie dont parle notre texte n’a jamais le sens d’envie, mais doit être comprise dans son sens le plus strict : c’est-à-dire que c’est le sentiment d’un homme pour la femme qu’il aime. Il ne partage pas sa femme avec quelqu’un autre. Et la femme ne supporte pas que son mari parte avec une autre femme. Même les non-croyants éprouvent ce sentiment : cela ne passe pas. Voilà la jalousie. La jalousie, c’est donc quelque chose de positif. C’est la fidélité dans l’alliance.
Le terme hébreu véhicule ici la même connotation. Il vise la disposition ou l’attitude de celui qui tient à l’exclusivité dans une relation.
Le vrai Dieu jaloux, c’est celui qui a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. Dans la Bible, il y a tellement de déclarations d’amour de Dieu envers son peuple et envers nous :« Je t’ai aimée d’un amour éternel », « Dieu a fait éclater son amour envers nous », « Il nous a aimé le premier ».
Cette déclaration est vraiment le premier et le dernier mot de la Bible. Dans tout ce qu’elle affirme, la Bible ne nous dit rien d’autre que : Dieu est amour. Et elle n’a rien d’autre à nous annoncer que Dieu nous aime tellement qu’il a donné son Fils unique : Jésus-Christ.
Conclusion : l’Éternel, notre Dieu est un Dieu jaloux, parce qu’il nous aime vraiment, parce qu’il est vraiment amour. Le véritable amour est celui qui donne tout, mais aussi qui demande tout, qui dit : « Tu es à moi »,...
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