Comment gérer les disputes entre vos enfants ?
Quand j’étais petite, je ressentais souvent de l’injustice à la maison. Je faisais partie des aînés – j’étais la seconde de 6 enfants – et, en cas de conflits, il fallait toujours donner raison aux plus jeunes.
Devenue maman à mon tour, j’ai réalisé que gérer les disputes de mes propres enfants était plus difficile que ce que j’avais imaginé. Je me retrouvais dans la situation de mes parents.
Et vous ? Comment faites-vous face aux conflits ? Vous tranchez ? Vous cherchez une solution ?
J’aimerais partager avec vous trois principes qui m’ont aidée à réduire les tensions et les rivalités au sein de ma famille.
1. Prendre en compte l’individualité de chaque enfant
J’ai mis en place des rendez-vous particuliers avec chaque enfant. Ces temps de qualité m’ont permis dedévelopper une relation de complicité avec eux. J’ai appris à mieux les comprendre et à identifier leur tempérament. Ils apprécient ce temps où ils n’ont pas le sentiment de devoir « me partager » avec leurs frères et sœurs.
2. Arrêter de prendre parti
Dans un conflit, je pars du principe que chacun a sa part de responsabilité. En effet, pour se disputer, il faut au moins être deux ! Chercher à résoudre le conflit à la place des enfants ne sert qu’à renforcer le système victime-bourreau. Parfois, il suffit de séparer les enfants pour apaiser les tensions ou bien encore de retirer l’objet du conflit (un jouet par exemple) jusqu’à ce qu’ils trouvent eux-mêmes une solution qui leur convienne.
3. Mettre en place une culture de la réconciliation
Reconnaître ses torts et s’excuser n’est pas facile. Cela demande de l’entraînement. À nous, en tant que parents, de montrer l’exemple. On pourra ensuite enseigner à nos enfants à faire de même en verbalisant : « Que penses-tu qu’il a ressenti ? Comment pourrais-tu faire pour réparer ? Quelles solutions pourriez-vous trouver ensemble ? »
Quand mes deux aînés, alors âgés de 6 et 9 ans, n’arrêtaient pas de se disputer, j’ai senti qu’il y avait du ressentiment entre eux. Nous en avons parlé tous les trois. Ce qui nous a permis de trouver la racine du problème… Ils se sont alors sincèrement demandé pardon et leurs disputes n’ont plus jamais été les mêmes.
Lydia Pfister, coach parental et mère de 5 enfants
Loin d’être « mauvais » comme je l’ai longtemps cru, le conflit nous permet de développer toutes sortes de compétences : faire des compromis, chercher des solutions, s’affirmer, poser des limites, apprendre à se respecter et à respecter les autres..
Alors, la prochaine fois que vous entendrez vos enfants se chamailler, prenez un instant, respirez et changez votre regard sur la situation en vous disant : « Tiens, une nouvelle opportunité pour mes enfants de grandir ! »