Je comprends bien que vous ayez besoin de détente, mais l’herbe vous apportera plus de problèmes que de bien-être...
Fumer de l’herbe n’est pas anodin
En 2005, à 18 ans, 6 garçons sur 10 et plus de 5 filles sur 10 ont fumé au moins une fois un joint. En moyenne, 21% des garçons et 9% des filles en consomment régulièrement. Le hachisch, c’est-à-dire le chanvre indien ou le cannabis, est consommé dans le but d’apporter un certain bien-être et pour faire oublier les soucis de la vie. Pourquoi ?
Parce qu’il provoque l’ivresse cannabique qui se caractérise par une somnolence, une euphorie, une sensation de bien-être... Mais, plus la consommation est précoce, plus le risque de dépendance ou de troubles psychiques est élevé.
La dépendance est une chose grave. Elle se situe à deux niveaux.
Dépendance et troubles psychiques
Le haschisch perturbe la vigilance, la coordination, la concentration, les performances psychomotrices. Dans plus de 27% des accidents mortels, on retrouve une consommation dans les heures précédentes...
Il démotive souvent du travail et des études... Il aggrave les problèmes relationnels parents/adolescents...
Il provoque parfois :
- des troubles de la mémoire, de la perception, de l’attention, du langage,
- des attaques de panique, des angoisses de dépersonnalisation...
- des troubles mentaux.
Des psychoses cannabiques sont révélées ou aggravées : en particulier la boulimie et la schizophrénie. Une enquête menée en France rapporte que 36% des personnes hospitalisées pour schizophrénie sont, ou ont été, dépendantes du cannabis...
La consommation de cannabis à elle seule triple le nombre d’accidents mortels. Ce nombre est multiplié par six si l’on cumule cannabis et alcool.
Répercussions physiques
Le cannabis contient 4 fois plus de goudrons cancérigènes que le tabac et représente un facteur de risque de cancer bronchique et des voies aérodigestives supérieures. Le principe actif du cannabis est le delta 9- tetrahydrocannabinol appelé communément le THC, qui a lui- même un rôle cancérigène et immunodépresseur. Les dégâts provoqués par trois ou quatre joints par jour sur la muqueuse respiratoire équivalent à ceux de vingt cigarettes de tabac, en termes de risques d’infection et de cancer.
Chez l’homme, il diminue aussi la testostérone et la production de spermato- zoïdes, agissant ainsi sur la fertilité.
Chez la femme enceinte, il diminue le poids de naissance du fœtus, altérant son sommeil et son impulsivité.
Enfin le risque d’accident vasculaire cérébral est important... Un groupe de neurologues espagnols a publié une étude qui révèle ce risque chez des personnes prédisposées...
En croyant vous faire du bien…
Le cannabis est comme un poison qui vient vous ronger à l’intérieur sournoisement, sans bruit... Je souhaite vraiment qu’avec ces éléments, vous puissiez prendre les bonnes décisions, et vous détendre autrement, en écoutant de la musique, en faisant du sport, en lisant, en jardinant... Ça demande un peu plus de temps ? Peut-être... Mais c’est tellement meilleur pour vous !