Chaque période a « son » Jésus. Il serait bien plus sérieux de revenir aux sources car il n’y en a qu’un seul !
Il n’est plus grand monde aujourd’hui, parmi les historiens sérieux, pour nier l’existence d’un personnage nommé Jésus. On reconnaît également que ses disciples ont vu en lui le Messie le sauveur tant attendu par Israël ((En grec, Messie se dit Christos, d’où « Christ » en français)).
Pourtant le mystère demeure … et les passions aussi ! Pas une année sans une vision personnelle de plus sur Jésus. Celui qui a été, lors de la révolution française, le « sans culotte de Nazareth », a ensuite été récupéré par les bourgeois de l’Allemagne du 19ème siècle avant d’être le porte drapeau des hippies. Parfois considéré comme maître de sagesse ou philosophe cynique, son nom est utilisé pour justifier des idées personnelles. Beaucoup seraient tentés de dire avec Voltaire que nous ne savons presque rien de lui si ce n’est qu’il fut « un Juif obscur de la lie du peuple …crucifié comme blasphémateur au temps de l’empereur Tibère, sans qu’on puisse savoir en quelle année » ((« Dieu et les hommes », Voltaire, 1769, p. 279)). D’autres vont plus loin et accusent l’Église d’avoir gardé des secrets : non seulement ce Jésus n’est pas ressuscité mais il n’est pas né le 25 décembre. Et surtout, il avait une femme et des enfants… ((C’est par exemple la thèse farfelue d’un roman qui se veut historique de Dan Brown intitulé « Da vinci code ». L’auteur y accorde plus de crédit à des écrits rédigés 150 ans après les évangiles qu’aux évangiles eux-mêmes)) !
Un peu de bonne volonté SVP
Tout en reconnaissant que les chrétiens peuvent se tromper dans l’interprétation des textes bibliques, nous ne pouvons accepter que la Bible soit si injustement accusée. Ses écrivains ont fait preuve d’un si grand sérieux que nous ne pouvons balayer d’un revers de la main leur témoignage historique ((Dommage que bien des gens aient une opinion sur la Bible sans l’avoir lue)).
La Bible témoigne de faits. Elle dit aussi que le Dieu que tous les hommes connaissent finalement sans vouloir le reconnaître ((Romains 1.16-25)) s’est définitivement révélé en Jésus le Christ. Ce dernier a appartenu au peuple juif et il a porté un nom courant pour l’époque, un nom voulu par Dieu parce qu’il rappelait le salut qu’il avait promis ((La racine hébraïque de Jésus signifie « sauver »)). Jésus est mort et il est ressuscité. L’apôtre Pierre déclare que le salut ne se trouve en aucun autre que lui ((Actes des apôtres 4.12)). Sans jamais faire de son nom une formule magique ((Actes des apôtres 19.13-17)) toute la Bible nous invite à examiner non pas une doctrine ou une philosophie mais une histoire et des faits. Pas question de sauter dans l’irrationnel mais d’examiner plutôt les textes honnêtement pour découvrir, non pas le Jésus de notre époque, mais celui qui est vivant et qui accorde une paix qui surpasse toute intelligence ((Jean 14.27 et Philippiens 4.7)). Alors Noël risque bien d’être joyeux !