Dans la nuit syrienne

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Trois années de guerre et rien à l’horizon... faut-il désespérer ? 

Que reste-t-il aujourd’hui de la Syrie ? Des morts, des déplacés, des villes en ruines… 

On compte près de 150.000 vies enlevées dont plus de 50.000 civils (parmi eux, au moins 4.000 enfants). L’observatoire syrien des droits de l’homme parle de 2,4 millions de réfugiés à ce jour. Dans les rues de Beyrouth où je me trouve, les familles déplacées prennent d’assaut les voitures stationnées aux carrefours. Des enfants de trois ans, sales comme des peignes, hissent le bout de leur nez à hauteur de votre portière implorant un geste. Leur regard est celui de vieillards désabusés. Les gens qui n’ont pu quitter la Syrie restent prisonniers des grandes villes assiégées comme Alep. On la nomme « Mère de toutes les batailles » en raison de l’enjeu économique qu’elle représente aux yeux des forces en conflit. L’enfer s’y déchaine au quotidien.

Un phare dans la nuit

Il y a bien des raisons de désespérer… 

Mais au cas où cela vous tenterait, je vous conseille de passer un moment avec le pasteur Haroutoune Sélimian, de l’Église évangélique arménienne d’Alep. Des roquettes ? Il en voit tomber tous les jours, comme cet obus tombé sans exploser dans la cour de l’école protestante. Haroutoune a fait le choix de rester pour accompagner sa communauté. Il évoque les persécutions que… 

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#125 - Avril 2014

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