B.A.P.T.Ê.M.E.

Texte de prédication
Nouvelle année scolaire d’activités, nouveaux défis. En cette rentrée, une nouvelle série de cours de préparation au baptême va démarrer et il semble bon aux responsables de proposer une prédication sur ce thème : le baptême. Mes réflexions m’amènent à considérer le sujet de plusieurs façons pertinentes : faut-il prendre un texte unique qui l’aborde et le décortiquer ? Mais alors il y aura sans doute une seule façon, une seule orientation pour aborder le thème ! Certains textes ont déjà été exploités dans l’Église (par exemple Philippe et l’eunuque éthiopien en Actes, qui m’aurait bien tenté…), alors comment faire pour ne pas rabâcher ? En me tournant vers divers commentaires, je me rends compte que certains aspects de la signification du baptême sont mis en avant d’une façon constante par tous. Les noter me conduit à voir que je peux les décliner en partant de chacune des lettres du mot BAPTÊME. Mon choix est fait, partant de la date anniversaire de mon propre baptême, j’expliquerai ce que, selon Jésus et nombre de théologiens, il représente !

Un anniversaire dont je me souviens est le 15/10/1978 ! La date de mon baptême à l’Église baptiste de l’avenue du Maine à Paris ! Dans nos Églises, nous vivons cet évènement d’une façon bien particulière. De nombreux invités du nouveau baptisé rejoignent la communauté pour assister à l’évènement. C’est une occasion de témoignage et de fête. Fête parce que tous les enfants de Dieu présents se réjouissent de ce qu’un nouveau-né a rejoint la famille, témoignage parce que les invités non-convertis découvrent ce qu’est un baptême par immersion, tel que la parole de Dieu, la Bible, nous l’enseigne !

La Bible nous l’enseigne ? Comment puis-je être aussi catégorique ? Plusieurs passages des Écritures nous le montrent ; le mot de baptême contient en lui-même ce sens d’immersion… Mais la Bible nous enseigne bien plus de choses au sujet du baptême. Alors je vous propose d’en découvrir quelques-unes à l’aide de ce mot BAPTÊME, ce qui nous permettra par la suite de mieux nous en souvenir.

B comme bain

Le mot baptême est issu du grec ancien baptízô : « plonger, baigner, mouiller, baptiser((https://fr.wiktionary.org/wiki/baptiser. Consulté le 16/01/2023.)). Au début du christianisme, dans les Évangiles, le baptême qui était pratiqué était un baptême de repentance. Les foules en entendant l’enseignement de Jean le Baptiste, manifestaient ainsi leur désir de changer de vie, de se détourner de leurs péchés. Matthieu 3.5-6 :

« Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de toute la région voisine de la rivière du Jourdain venaient à sa rencontre. Ils reconnaissaient publiquement leurs péchés et Jean les baptisait dans le Jourdain. »

C’est le baptême qui sera pratiqué jusqu’à la mort de Jésus sur la croix, sa résurrection et la Pentecôte qui marque l’effusion du Saint-Esprit sur/dans les croyants.

Dans le judaïsme ancien, le bain de purification existait déjà et l’on peut retrouver diverses prescriptions en ce sens concernant les prêtres dans le livre du Lévitique. Jean reprend ce rite de purification en le pratiquant non plus dans des bains traditionnels, mais directement dans le Jourdain et en lui associant une portée spirituelle : il appelait les personnes venant vers lui à se faire baptiser dans la perspective du jugement imminent de Dieu sur la terre. Son baptême évoquait donc des images prophétiques : la purification par l’eau pour le pardon, une purification et une repentance qui allaient caractériser la nouvelle ère ouverte par le Messie.

Les cœurs ainsi préparés pouvaient aisément comprendre la signification du baptême que Jésus allait instituer. En effet, le Christ a institué deux cérémonies (ou sacrements) : la sainte Cène et le baptême. En quittant ses disciples, le Seigneur leur recommanda de faire du baptême le signe de l’œuvre de salut opérée en eux et de leur appartenance au Dieu qu’il était venu révéler : Père, Fils et Saint-Esprit (Matthieu 28.19). Dès la naissance de l’Église, les apôtres obéirent à cette prescription. Rappelons-nous, par exemple, de l’histoire de Philippe et du fonctionnaire éthiopien en Actes 8.26-39 qui se termine ainsi :

« Philippe descendit avec lui dans l’eau et il le baptisa. Quand ils furent sortis de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe. Le fonctionnaire ne le vit plus, mais il continua son chemin tout joyeux. »

A comme adoption et comme âge

Lorsque nous passons par les eaux du baptême nous témoignons que nous avons été adoptés par Dieu et que nous acceptons ce fait. « Il nous a destinés d’avance à être ses enfants qu’il voulait adopter par Jésus-Christ. Voilà ce que, dans sa bonté, il a voulu pour nous. » (Ep 1.5) Dès que le dignitaire éthiopien a compris...

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Les cahiers de l’École Pastorale

#0126 - Avril 2023

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