Prédication lors des obsèques d’un jeune homme

Texte de prédication
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Valentin (son nom a été changé, NDLR) avait 26 ans, un appétit pour la vie, et le désir de se réjouir de l’amour de ses proches. Comment accepter son décès ? Les mots ne sont pas assez forts pour exprimer la tristesse qui s’empare de nous en ce moment. Et puis en tant que chrétien, une question de fond se pose encore et toujours : comment un Dieu bon et tout-puissant peut-il permettre un tel drame ? Il ne faut pas fuir les questions difficiles, mais les affronter, leur faire face.

J’aimerais méditer avec vous un texte de l’évangile de Jean où justement tous ces paradoxes, et toutes ces questions fondamentales sur la vie et la mort se trouvent rassemblés en quelques lignes. On y retrouve à la fois la question du deuil, celle du silence de Dieu, et celle de l’espérance chrétienne. Je vous invite à écouter la lecture du chapitre 11 de l’évangile de Jean. Je ne lirai pas tout le chapitre, mais seulement quelques extraits.

Jean 11.1-7 ; 17-27 ; 32-46 :

« Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur. C’était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade. Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. Après avoir entendu cela, Jésus dit : Cette maladie n’est point à la mort ; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. Lors donc qu’il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était, et il dit ensuite aux disciples : Retournons en Judée.
[…]
Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ, beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère. Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela...

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Les cahiers de l’École Pastorale

#106 - Décembre 2017

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