Comment faire évoluer nos relations dans le CNEF?

L'œcuménisme

L’émergence  en  France  du  Conseil  National  des  Évangéliques  de  France  est  l’occasion  pour  André  Pownall de  réfléchir  sur  l’évolution  des  relations  entre  Églises évangéliques  “classiques”  et  “charismatiques”  qui  représentent  deux  courants  deux  sensibilités  spirituelles  du monde évangélique.


INTRODUCTION

Le Réveil évangélique plonge ses racines dans la doctrine et la vie de l’Église primitive, pousse dans le terreau de la doctrine des Réformateurs, et se nourrit du piétisme allemand. Sous l’impulsion de John Wesley et de George Whitefield, il devient un mouvement important dans le protestantisme anglais. Il se formalise dans la création à Londres en 1846 de l’Alliance Évangélique, rassemblant des personnages de tous horizons protestants, et grâce au rayonnement des missions anglaises et américaines, prend une dimension globale. Il se renouvelle après la deuxième guerre mondiale et s’affirme à l’occasion du congrès international sur l’évangélisation à Lausanne en 1974.

L’historien David Bebbington situe le mouvement évangélique par rapport à quatre fondements : l’infaillibilité des Écritures saintes, la prédication de la croix, l’appel à la conversion, et un engagement militant. Tous les évangéliques s’appuient sur ces fondements, y compris le mouvement pentecôtiste, né à Los Angeles en 1905. Celui-ci y ajoute une quadruple affirmation : Jésus sauve, baptise de son Esprit, guérit et revient. La mise en avant de cette notion du baptême de l’Esprit, associée au parler en langues, et de l’annonce de la guérison des malades, différencie le mouvement évangélique pentecôtiste du mouvement évangélique classique. À partir des années 1960, le Réveil pentecôtiste touche un large éventail d’Églises, de l’Église catholique aux Assemblées de Frères, et ce qu’on appelle le renouveau charismatique prend son essor dans le monde.

Suite au mouvement de réveil qui rayonne depuis Genève à partir de 1817, la piété évangélique marque fortement le...

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Article publié dans

Les cahiers de l’École Pastorale

#75 - 1e trimestre 2010

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