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Dans les divers ensembles de lois des cinq premiers livres de la Bible, le Pentateuque, la guerre est peu présente. Elle n’apparaît nettement que dans le dernier livre, le Deutéronome, dans le discours prononcé par Moïse avant sa mort et l’entrée du peuple d’Israël dans le pays promis.
Les quelques dispositions qui y figurent, loin de révéler une organisation militaire développée, relèvent plutôt de ce que l’on appelle aujourd’hui le droit humanitaire : cas de dispense du service des armes, prévention des dommages infligés aux arbres et aux champs, sort des captives de guerre((Deutéronome 20.5-8, 10-19 ; Deutéronome 21.10-14 ; Exode 20.13 ; Deutéronome 5.17 ; 1 Rois 2.5 ; Matthieu 5.21-26.))
Les mesures de rétorsion imposables à une ville ayant refusé les propositions de reddition qui lui étaient offertes, apparaissent cependant particulièrement dures. Et elles le sont moins encore que celles imposées aux habitants de Canaan lors de l’invasion du pays par les Israélites : ne pas laisser âme qui vive dans les villes conquises.
Dans le décalogue, le sixième commandement, cité parfois improprement « Tu ne tueras point », emploie un verbe au sens plus précis qui doit se traduire par :
« Tu ne commettras point de meurtre. »
La même précision se retrouve en grec lorsque le commandement est cité dans le Nouveau Testament. Dans le contexte de l’Ancien Testament, la distinction est nettement tracée entre ces trois causes de mort que sont le meurtre, la guerre et la peine de mort, aussi bien dans les faits que dans le vocabulaire. Il ne viendrait à l’idée de personne de les confondre sous la même réprobation. Bien au contraire, c’est la confusion entre guerre et meurtre qui est reprochée au général Joab qui, pour venger la mort de son frère tué à la guerre, s’est permis d’assassiner le général Abner. Confondre guerre et meurtre, c’est confondre guerre et paix. « Il a versé en temps de paix le sang de la guerre », lui reproche David en demandant à son fils Salomon de ne pas laisser ce crime impuni. On notera aussi que, dans sa reprise du sixième commandement, Jésus l’approfondit en direction de la colère et des insultes et n’évoque aucune extension à la guerre ou à la peine de mort.
LES PRIÈRES
Les prières recueillies dans le livre des Psaumes révèlent la place importante qu’occupe la guerre dans la communication du croyant avec son Dieu.
Reconnaissance pour le soutien apporté par Dieu, notamment au Psaume 18...
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