Moi, amoureuse d’un autiste…

Souffrance

Ma vie a basculé dans le handicap le 14 octobre 2019, peu de temps avant le premier confinement dû au Covid. Ce jour-là, mon mari a été diagnostiqué porteur d’un « trouble du spectre de l’autisme ». Nous étions mariés depuis 17 ans, nous étions parents de deux enfants, et nous apprenions que monsieur était porteur d’un handicap depuis sa naissance, et nous ne le savions pas ! Notre relation de couple, quoique très amoureuse, était très orageuse, malgré les nombreuses séances de conseil conjugal et pastoral que nous avions suivies. Enfin, nous avions une explication ! Paradoxalement, ce diagnostic a été un soulagement.

Mon mari a demandé la prière dans un milieu de type charismatique, et deux choses se sont passées : d’abord, il lui a été demandé d’ancrer son identité en Christ et non pas dans son diagnostic. Ensuite, quelques traits typiquement autistiques ont disparu de sa vie : il a pu regarder les gens dans les yeux, et son visage exprimait enfin du langage para-verbal et non-verbal, ce qui était un progrès considérable dans notre capacité à communiquer l’un avec l’autre.

Par contre, l’impact de cette prière s’est arrêté là. Mon mari doit toujours, à ce jour, composer avec un « trouble de l’intégration sensorielle » très handicapant : une faible lumière peut l’aveugler, les bruits sont assourdissants, les odeurs...

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