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En France, 10 à 11 % de la population souffre de surdité, soit plus de 7 millions de personnes. Sont comprises les personnes souffrant de surdité totale, partielle ou légère. Il existe, en effet, différents degrés de surdité.
On estime que 75 à 80 % de ces personnes souffrent également d’illettrisme. Leur surdité n’étant pas prise en compte dans leur scolarité, il leur est difficile de s’approprier l’écrit et la lecture de la langue française, perçue comme langue étrangère.
Interdite par le congrès de Milan en 1880 — car non reconnue comme une langue, mais aussi sous prétexte « qu’elle ne permettrait pas de parler à Dieu et de Dieu »—, la langue des signes s’est malgré tout transmise au fil des générations entre sourds. Elle est réhabilitée par le ministère de la Santé en 1977 en tant que « langage » possédant ses spécificités propres. La loi du 11 février 2005 reconnaît enfin la langue des signes française...
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