A pied d’œuvre
Paul Marquet était photographe et gagnait bien sa vie. Il arrête tout pour se consacrer à l’écriture. Il obtient un succès d’estime, mais son éditrice attend de lui son grand roman. Alors, pour continuer à écrire, Paul va enchaîner les petits boulots précaires.
Adaptation du roman autobiographique éponyme de Franck Courtès, À pied d’œuvre est un film intimiste et sensible sur la nécessité de l’art, et de l’écriture en particulier… et le prix que ça peut représenter pour l’artiste. Le film évoque de l’intérieur le processus de création de l’écrivain. En l’occurrence, l’exigence de l’auteur, qui choisit la précarité plutôt que la compromission. Une précarité qui est d’ailleurs entretenue par une société de plus en plus ubérisée.
Le récit est filmé avec beaucoup de simplicité, de sobriété et de justesse, un peu de distance et d’humour aussi, mais aucun misérabilisme. La réalisation de Valérie Donzelli est impeccable, avec quelques belles idées de mise en scène (notamment l’usage de différents types de caméras).
Bastien Bouillon, excellent dans le rôle principal, est joliment entouré par Virginie Ledoyen en éditrice, le toujours excellent André Marcon dans le rôle du père inquiet, et quelques invités surprises dans des petits rôles.
De ce récit sobre et simple, il ressort quelque chose d’assez bouleversant, notamment dans son beau dénouement. À la fin, on a vraiment envie de lire le livre !
Vincent Miéville
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Fiche technique
Titre : À pied d’œuvre
Réalisateur : Valérie Donzelli
Acteurs principaux : Bastien Bouillon, André Marcon, Virginie Ledoyen
Pays : France
Année de sortie en France : 2026
Style : Drame
Durée : 1 h 32