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La question du pardon se pose lorsqu’on a affaire à l’offense. Non à ces broutilles qui fragilisent nos relations et auxquelles on devrait faire face par une meilleure compréhension d’autrui. L’offense enfreint ce qui est moralement juste. Elle peut survenir de façon subite ou sournoise, mais elle demeure telle une dette entre l’offenseur et l’offensé.
DETTES
C’est le terme que Jésus utilise pour désigner l’offense dans le Notre Père : « Remets-nous nos dettes comme nous aussi nous les remettons à ceux qui ont des dettes envers nous. » (Matthieu 6.12)
Un préalable : la libération de la colère de l’offensé
L’offense ne laisse pas insensible et la blessure qu’elle inflige se mue souvent en colère. Lors de l’offense, elle est une réaction légitime face au mal, et l’apôtre Paul va jusqu’à écrire : « Mettez-vous en colère, mais ne péchez pas. » Jésus s’est mis en colère face aux injustices. Il a ainsi chassé de la cour du Temple de Jérusalem ceux qui faisaient de la religion un commerce. Et comment ne pas mentionner la colère de Dieu face au mal et à ceux qui le commettent, à laquelle la Bible...
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