Enfant

Des mots pour dire la foi

La naissance est comme un miracle de la vie. Porté à l’existence par ses parents, le petit enfant est différent d’eux et de leurs attentes. Un long apprentissage les attend tous.

Lorsque le petit d’homme vient au monde, il est moins autonome que la plupart des animaux. Il se construira dans la relation. Pour répondre à la question: «Qui suis-je?», il aura besoin de regards qui s’éclairent à sa vue et de gestes qui le diront aimé. Il devra être protégé, guidé, et accompagné vers l’autonomie.

La Bible chante la joie qu’apporte la naissance d’un enfant. La procréation y est signe de la bénédiction de Dieu ((Jean 16.21; Genèse 1.28)). Le nourrisson au sein de sa mère, celui qui s’endort dans ses bras… sont louange au Seigneur de la vie et image de l’abandon paisible du croyant à Dieu ((Psaume 8.2; Psaume 131)).

Dans sa vulnérabilité, l’enfant est l’objet de l’attention de Dieu: «C’est toi qui viens en aide à l’orphelin.»((Psaume 10.14; Genèse 21.17)) Ces enfants ont des droits, qu’il faut impérativement respecter ((Psaume 82.3)). Jésus avertit ceux qui causeraient la chute de «l’un de ces petits qui mettent sa foi en moi»: il parle, certes, de ses disciples, mais en les comparant à des enfants qui ont besoin d’être protégés ((Matthieu 18.2 et 6)). L’éducation doit, pareillement, éviter ce qui déstructurerait: «Pères, n’exaspérez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent» ((Colossiens 3.21)). Ainsi se dessinent dans la Bible des mesures de protection de l’enfance du point de vue matériel, légal, physique et spirituel.

Chacun doit apprendre

L’enfant a besoin d’être formé. La Bible rappelle le rôle essentiel du père et de la mère dans l’éducation de l’enfant. Ils sont appelés à enseigner, décrire et expliquer la vie, reprendre et corriger ((Proverbes chapitres 1 à 7)). Le mal -il faut le reconnaître lucidement- est présent au cœur de l’enfant; son discernement moral doit être formé ((Proverbes 22.15; Ésaïe 7.16; Hébreux 5.14)). Laisser un enfant «livré à lui-même», c’est courir à l’échec et à la honte ((Proverbes 29.15)). Mais la Bible invite à la confiance: «Apprends à l’enfant le chemin qu’il doit suivre; même quand il sera vieux, il n’en déviera pas» ((Proverbes 22.6)).

L’adulte, de son côté, a beaucoup à apprendre des enfants. Jésus a placé un enfant au milieu de ses disciples pour les enseigner: «Si vous ne changez pas d’attitude, et ne devenez pas comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume de Dieu» ((Matthieu 18.3)). Humilité, simplicité, confiance, capacité à se laisser instruire, sont certaines des qualités à développer. Mais la maturité reste l’objectif que, comme tout parent responsable, Dieu vise pour ses enfants ((1Corinthiens 14.20)).

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Croire & Vivre

#48 - Juillet-août 2006

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