L’ encouragement : un ministère

L'accompagnement et l'écoute

« Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux chancelants ; à ceux qui sont troublés, dites : prenez courage, n’ayez aucune crainte, votre Dieu va venir » (Es 35.3-4).


Le besoin d’encouragement dans l’Église

On pourrait assez naturellement se demander pourquoi l’encouragement apparaît ainsi comme une nécessité. Pourquoi faut-il être encouragé et encourager les autres ? En d’autres termes, peut-on parler de découragement ? Existe-t-il un découragement chrétien spécifique qui rend le service d’encouragement indispensable ? Je voudrais essayer de répondre rapidement à cette question en parlant des chrétiens en général, puis, plus spécifiquement des pasteurs ou de ceux qui exercent un ministère particulier.

On peut être découragé pour de multiples raisons et chacun de nous a certainement connu cette expérience. Il y a les découragements d’un moment qui peuvent être dus à la fatigue ou à une expérience difficile et la vie est faite d’une certaine alternance. Il y en a d’autres qui durent plus longtemps et qui doivent être soignés et on parlera alors de dépression. Nous ne sommes pas égaux devant ce problème et d’immenses personnages bibliques l’ont connu. Il suffit de penser à Élie. Ses moments de dépression ne l’ont pas empêché d’avoir un ministère efficace.

Mais il existe également des découragements plus spécifiquement spirituels. Des moments où on a l’impression que rien ne marche plus, que la foi perd sa saveur, que l’on n’a plus goût à la prière ou à la lecture de la Bible. Et si on se refuse à en parler, souvent de peur d’être jugé ou d’entendre de pieuses banalités, il y a de gros risques pour que cela se traduisent par un éloignement progressif qui pourra n’être que temporaire, mais qui pourra également être définitif.

Une autre raison de découragement « classique » est la prise de conscience plus ou moins aiguë de la distance qu’il y a entre la vie dont nous entendons parler dans l’Église ou dans le texte biblique et la réalité que nous constatons en nous et souvent aussi dans la communauté. Il peut s’agir de la vie chrétienne extérieure et de ce qui nous semble être ses exigences ou, plus profondément, de notre propre vie intérieure qui nous semble désespérément pauvre et sèche. On peut voir là un véritable découragement spirituel qui nous poussera au mieux à aller chercher ailleurs et au pire à tout abandonner.

Si nous sommes attentifs à la croissance de l’Église et à ceux qui y entrent en découvrant la foi, sommes-nous conscients du nombre de ceux qui nous quittent et des raisons...

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Article publié dans

Les cahiers de l’École Pastorale

#41 - Septembre 2001

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