Dans le précédent numéro des Cahiers, nous avons publié deux articles sur l’encouragement qui avaient d’abord été des interventions au Congrès 2001 de la FEEB. Voici le troisième, qui est écrit par Michel Charles, président de cette Fédération.
PRENDRE COURAGE : UNE RESPONSABILITÉ POUR CHACUN ET UN APPEL ADRESSÉ A TOUS
J’aimerais, en préambule, insister sur un mot, et donner une ligne directrice.
Le mot est l’espérance, « l’espérance malgré tout, entre la présomption et le désespoir », comme le dit si bien Rémy Hebding dans son récent livre intitulé, précisément, « L’espérance malgré tout ». Cet ouvrage balaie une multitude de références (entre autres Moltmann), et analyse la profonde difficulté du vécu de l’espérance chrétienne dans notre société post-moderne, mais aussi son importance essentielle. Nous avons là un bouclage intéressant sur l’introduction et la deuxième thèse de l’étude d’Hubert Goudineau consacrée au thème de l’encouragement.
La ligne directrice de mon propos, à la différence et, j’espère, en complément de l’étude d’Hubert Goudineau déjà citée et de celle de Louis Schweitzer, ne sera pas théologique, mais se voudra plutôt exhortative, dans le sens de l’énoncé d’une responsabilité et d’un appel à y donner suite.
Introduction
« … Soyez des hommes, fortifiez-vous … » (1ère lettre de Paul aux Corinthiens, chap. 16, verset 13)
Après avoir vu, dans le rapport du Président à ce Congrès, l’aspect «...
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