Mike McGowan est pasteur à Paimpol. Son étude, qui porte sur l'onction des malades, pourra surprendre. Mais on s'apercevra vite que, malgré la force de ses convictions et la rigueur de ses arguments, l'auteur est nuancé et ouvert au débat. Nos colonnes sont ouvertes elles aussi à qui voudrait, dans cet esprit, continuer cette réflexion sur les fondements exégétiques de nos pratiques.
L’interprétation classique de ces versets sous-entend une onction d’huile en cas de maladies physiques. Très répandue, cette interprétation soulève néanmoins de nombreuses difficultés auxquelles nous ne trouvons pas de réponse entièrement satisfaisante. Par exemple, dans quel cas pratiquer ou ne pas pratiquer une onction d’huile ? Faut-il déranger les anciens de l’église pour un rhume de cerveau ? Ou les adeptes de l' »extrême-onction » auraient-ils finalement gain de cause ? Il y a aussi la question de l’onction elle-même : faut-il oindre la tête, le front, les « cinq sens »(1) ou la partie du corps atteint par la maladie ? Enfin, il y a le problème de la guérison : que penser lorsque le malade n’est pas guéri ? Le non-accomplissement de la promesse – qui semble absolue – encourage certains à spiritualiser les effets de l’onction et de la prière de la foi. Ainsi le malade – pour qui l’on aurait pourtant demandé une guérison physique – serait dans tous les cas guéri spirituellement, même si le Seigneur choisit de ne pas guérir son corps.
Face à ces difficultés, y aurait-il une interprétation alternative plus satisfaisante qui tienne compte non seulement de ce que dit le texte lui-même mais aussi de son application pratique dans l’église aujourd’hui...
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