Thierry Huser, pasteur de l’Église baptiste du Tabernacle, à Paris, nous introduit dans une réflexion sur l’accueil comme une des dimensions nécessaires de la vie de l’Église.
La question de l’accueil est présente, ou appelée à l’être, dans la préoccupation de toute Église.
Bien des ouvrages, bien des revues d’Unions Églises, bien des Églises aussi, ont remis ce sujet en première place de leur réflexion. “L’Église accueillante” (PLV, mai 2000), “Une Église rayonnante” (Jonathan Hanley), “Église, ouvre-toi !” (1) : autant de titres qui indiquent cette préoccupation.
Cette préoccupation nous vient directement de l’enseignement biblique : “Accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu” (Rm 15.7). On est très près du centre de la foi chrétienne, puisque cet accueil mutuel est lié (1) au fondement de la vie chrétienne (la grâce reçue en J.C) et (2) au but de la vie chrétienne : la gloire de Dieu.
L’Écriture nous invite donc à l’accueil mutuel : il nous faudra découvrir ce que cela recouvre.
Mais l’expérience concrète nous montre aussi l’importance de l’accueil. Dans bien des sphères de la vie, il peut devenir relativement déterminant.
Souvent, l’accueil est considéré, par le petit bout de la lorgnette. Évoque-t-on l’accueil ? Immédiatement, on pense : “Équipes d’accueil”, “Hôtesses d’accueil”, le sourire qui vous accueille… C’est important, agréable, nécessaire : mais parler d’accueil va plus loin. “Accueillir comme le Christ nous a accueillis” : n’est-ce pas, finalement, la question de l’hospitalité que j’accorde à...
Cet article est réservé à nos abonnés
Commandez votre exemplaire ou abonnez-vous pour
poursuivre votre lecture !