Rien de plus facile que de parler de l'argent des autres, de les aider à l'économiser, le dépenser ou le donner ! Mais cela ne vaut-il pas la peine de s'asseoir de temps en temps et de réfléchir sérieusement à sa propre relation à l'argent ? Que dit Dieu à son propos ? À qui appartient cet argent dont je dispose ? À quoi sert-il ? Suis-je son maître ou son esclave ?
Pour traiter ces questions, l’auteur aborde également le témoignage de la Bible sur des sujets particuliers comme les dettes, le jubilé, le prêt à intérêt, le sens du travail, le service…
Christophe Hahling est pasteur de la Fédération Baptiste. L'article est basé sur un enseignement donné par son auteur au Centre de Formation mennonite du Bienenberg (Suisse) au printemps 2008.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L’ARGENT
La question de l’argent a toujours été un point sensible, dans le monde chrétien, et il est toujours encore délicat pour un pasteur d’une église locale d’en parler naturellement à ses paroissiens, tant ce sujet entraîne souvent des passions et/ou des remises en question qui ne sont pas forcément faciles à accepter. On aurait tendance à dire que c’est une question taboue, alors que justement, c’est en lien avec cette question que l’on peut parfois évaluer une partie de la profondeur ou de la sincérité de notre foi. « L’argent est le nerf de la guerre », dit-on, mais l’argent n’est-il peut-être pas aussi pour certains chrétiens le nerf de l’église, tant il semble dominer les débats, les conseils, les A.G. ?
Au début de cette étude, relevons sept affirmations du pasteur Robert Somerville en rapport avec l’argent(1) :
1) L’argent n’est pas mauvais en soi.
2) L’or et l’argent appartiennent au Seigneur.
3) Notre Père céleste sait de quoi nous avons besoin.
4) La richesse doit être le fruit du travail.
5) La cupidité est une idolâtrie.
6) La confiance dans l’argent est une folie.
7) L’avarice est folie, la générosité sagesse.
Concernant les richesses ou l’argent en général, voici aussi ce qu’écrit André Adoul(2) :
– C’est Dieu qui distribue les richesses et rend capable de les acquérir.
– Les richesses sont passagères.
– Elles sont sans comparaison avec les biens spirituels.
– Elles sont inutiles au jour du jugement.
Un ouvrage récent d’Earl Pitts et Craig Hill sur cette question a été à l’origine de séminaires organisés en région parisienne et ailleurs en France. En prenant pour base biblique référentielle pour la vie chrétienne Jean 4.23-24 « Adorer Dieu en esprit et en vérité », ces deux auteurs veulent sensibiliser le chrétien à l’importance de vivre dans deux « registres », celui de l’Esprit et celui de la Vérité, et ceci aussi dans leur relation à l’argent. Ils concluent leur livre en citant...
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