Cette prédication a été donnée pour une célébration de mariage. Le couple est mixte. La future mariée est une chrétienne engagée et le futur époux se dit athée. Leur histoire les a amenés à avoir une petite fille hors mariage, ce qui a reporté la date de célébration. Les futurs mariés ont chacun un contexte familial compliqué. La situation du couple a été source de questionnements et de tensions dans l’Église. Dans ce contexte un peu particulier, et avec ce verset qu’ils ont eux-mêmes choisi pour leur faire part de mariage, l’exercice était de souligner avec force la souveraineté et l’accueil inconditionnel de Dieu en dépit de nos choix, tout en affirmant avec conviction que le verset choisi fait sens à partir du moment où l’on entre dans une démarche de réception de la grâce et de marche avec Dieu. Au vu de la situation du couple, il m’a semblé pertinent d’axer la prédication non pas sur l’acquisition d’un dû, mais sur la réponse à une invitation qui nous est faite. Dans un souci d’anonymat, les noms ont été modifiés. Nous appellerons donc le futur marié Marc, la future mariée Julie et leur petite fille Manon.
Il arrive un moment dans la célébration d’une bénédiction de mariage où nous voulons nous mettre à l’écoute de la parole de Dieu. Nous voulons nous mettre à l’écoute de ce qu’il désire, de ce qu’il souhaite pour le couple et plus particulièrement pour vous, Julie et Marc. Nous avons commencé à le voir lors de l’institution du mariage avec ce fameux dialogue entre Jésus et ses disciples (Matthieu 19.3-12) et je vous invite à découvrir ce désir de Dieu à travers ce verset que vous avez choisi de placer sur votre faire-part de mariage. Ce verset que nous trouvons dans le livre de Jérémie au chapitre 29 verset 11 :
« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance ».
Quel beau verset et quelle belle promesse que le Seigneur fait là ! Un bel encouragement et une réelle espérance pour de futurs mariés. Si vous le permettez, je vous propose de revenir juste quelques secondes sur le contexte de ce verset. Cela peut certainement aider à la compréhension, et pourquoi pas à l’appropriation du texte. Dieu, par l’intermédiaire du prophète Jérémie, s’adresse à un peuple en exil. Un peuple qui est en déportation et qui a perdu tout ce qu’il avait de plus cher. Terre, travail, famille et pour certains probablement, la foi. Comment Dieu pourrait-il laisser son peuple se faire massacrer et déporter vers une nation qui ne lui veut que du mal ? Si effectivement Dieu existe, il ne peut laisser une chose pareille se faire. Et c’est probablement le genre d’interrogation qui animait ce peuple en exil. Et peut-être que comme ce peuple ce raisonnement vous habite, nous habite.
Si Dieu existe, pourquoi le mal ? Nous n’allons évidemment pas répondre à cette question existentielle aujourd’hui. Ni vous ni moi ne souhaitons entrer dans une profonde réflexion sur ce sujet. Ce n’est certes pas le moment, mais il est intéressant de remarquer qu’à la question « Pourquoi la souffrance ? Pourquoi Dieu permet ? », la réponse est une promesse et non une explication. Si souvent nous demandons des explications à nos pourquoi, Dieu, lui, dans sa toute-puissance préfère répondre par une promesse. Et cette promesse nous l’avons lue tout à l’heure :
« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner...
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