Le renard, le mal-aimé
Dernièrement, des campeurs aux Courmettes ont fait la connaissance d’un certain « Antonio* »… à leurs dépens ! Pour une raison qui nous échappe, ce rouquin opportuniste vole les sandales et/ou les chapeaux qui traînent. Il n’hésite pas à déchiqueter un sac pour atteindre un chocolat caché. Assis fièrement, la tête haute, son plastron blanc contraste avec sa fourrure orange. Vous l’aurez deviné : il s’agit de Goupil, le renard !
Suite au succès du Roman de Renart au Moyen Âge, on a cessé de l’appeler goupil pour lui donner le nom de son héros Renart, réputé pour sa ruse. Et c’est ce qu’on retient de l’animal – il est rusé et voleur de poules. En réalité, son aliment préféré est le campagnol. Ce qui fait de lui un allié des agriculteurs. Il en consomme entre 6.000 et 9.000 par an, mais il ne se contente pas de viande fraîche : c’est un charognard qui apprécie également les fruits, les insectes et les champignons.
Le renard est doté de capacités étonnantes. Il peut entendre les campagnols et même les vers de terre qui se déplacent à cinquante centimètres sous terre, et sentir sa proie à trois-cents mètres. Ses pattes ont des os 30 % plus légers que ceux d’un chien de sa taille, ce qui lui permet de se déplacer avec légèreté quand il bondit sur sa proie. Il fait preuve, aussi, d’une adaptabilité impressionnante à différents environnements. Voilà pourquoi on peut le trouver en ville et en campagne.
Beau, fascinant et utile, il mérite une meilleure réputation… même s’il peut parfois nous taquiner en piquant nos sandales !
Helen Léon
Ambassadrice A Rocha France
*surnom attribué par les jeunes du Service civique.