S'il est un exercice qui fait partie de tout ministère pastoral, c'est bien la prédication. Pour ne pas se laisser enfermer dans de vieilles habitudes, il est nécessaire de revenir sur ce que l'on pratique et de se tenir informé des travaux et des réflexions dans ce domaine. Richard Gelin, pasteur à Bordeaux, enseigne l'homilétique à la Faculté de Théologie Évangélique de Vaux-sur-Seine et à l'Institut Biblique de Nogent-sur-Marne. Il nous propose une présentation commentée des principaux ouvrages sur le sujet.
Longtemps « parent pauvre » de l’édition théologique, la production d’ouvrages homilétiques, en français, a connu un net renouveau au cours des dix dernières années. Ce renouveau est à la fois le signe et le résultat d’un regain d’intérêt des théologiens pour la théologie pastorale et particulièrement pour la prédication que l’on redécouvre comme l’une des finalités essentielles de l’activité théologique. Il n’est pas anodin que lors d’un colloque organisé à Lyon, en 1996, par L’Institut Romand de Pastorale, sur le thème : « Comment enseigner l’homilétique ? », parmi les exposés deux étaient des interrogations adressées à l’exégète et au systématicien concernant la prise en compte des besoins du prédicateur dans leur activité réciproque. L’un avait pour thème, « l’apport de l’homilétique au travail de l’exégète » et l’autre « Les effets de la prédication et de l’homilétique sur la théologie systématique ». Réjouissons-nous quand la théologie « noble » redécouvre la nécessité contraignante du service de la prédication !
Une partie du débat homilétique contemporain tend vers la réconciliation d’une affirmation de l’acte théologique que constitue la prédication, allant jusqu’à une conception quasi sacramentelle, avec la perspective communicationnelle. Il est stimulant pour le prédicateur d’être ainsi encouragé à plus d’exigence dans son travail d’interprète des Écritures et dans sa compétence de communicateur. Nous voyons s’éloigner sans regret cette période où il semblait que le prédicateur avait plus à apprendre d’une école de commerce que d’une faculté de théologie.
Mais le temps n’est plus non plus où le cours d’homilétique suivi lors des...
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