Pour faire ses premiers pas dans la prédication

La prédication

Beaucoup se souviennent certainement de l’article de Richard Gelin, pasteur à Bordeaux, publié dans le n°35 des Cahiers sur la présidence d’un culte. Dans le même esprit, il donne ici des conseils pratiques à tous ceux qui sont appelés au ministère de la prédication. Les débutants y trouveront de précieuses indications, les autres y retrouveront peut-être d’utiles rappels. Un texte que tous les prédicateurs devraient pouvoir lire…

Les considérations qui suivent se veulent une sorte de guide du prédicateur inexpérimenté. Comme un guide touristique attire notre attention sur des lieux intéressants et nous suggère quelques visites, quelques détours, tout en respectant notre liberté de décider nous-mêmes notre périple, nous espérons ainsi baliser le vaste terrain de la prédication pour en signaler des points essentiels, des carrefours importants, des hauteurs permettant un regard d’ensemble, sans enfermer pour autant dans un parcours rigide. Si le prédicateur chevronné y trouve quelques sources rafraîchissantes, qu’il en rende grâce à Dieu.

Aux Églises
Les Églises ont besoin de prédicateurs. C’est leur responsabilité de discerner ceux et celles qui seront à même de devenir des prédicateurs réguliers. Est “prédicateur régulier” celui qui participera au cycle organisé de la prédication et ce, au minimum 4 fois dans l’année. Bien des échecs et des déceptions réciproques viennent de la pratique du prédicateur “bouche trou”, celui auquel on fait appel à la dernière minute, parce que personne n’était disponible et qui n’a pas la moindre idée de quand il sera à nouveau sollicité. Ce rôle de prédicateur “bouche trou”, parfois bien utile, devrait être réservé à des personnes expérimentées. Le prédicateur débutant a besoin de régularité pour acquérir une expérience utile et d’un accompagnement plein de sagesse et de vérité, de patience et d’exigence. La prédication occasionnelle n’est qu’une pauvre source de progrès. Une Église qui souhaite élargir – renouveler – le cercle des prédicateurs devra donc s’interroger sur sa responsabilité dans leur accompagnement ; sur ce qu’elle peut leur proposer comme formation, comme ressources, comme lieu d’échanges autour des expériences vécues. Ne faites pas rimer vocation avec abandon, mais avec attention. Celui ou celle que l’Église appelle au nom du Christ, elle l’accompagne… sans l’étouffer(1). La communauté chrétienne doit faire preuve à l’égard des jeunes prédicateurs d’une patience à la fois exigeante et encourageante. Il en va de la prédication comme du travail manuel. Il faut avoir fait cent fois...

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Les cahiers de l’École Pastorale

#45 - Septembre 2002

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