Est-il nécessaire d’aborder le thème de la grâce de Dieu auprès de ceux qui servent le Seigneur ? Certainement ! Vivre la grâce est une expérience qui se renouvelle sans cesse, y compris pour celui qui sert le Seigneur. Comprendre le sens profond de ce que veut dire « charismatique » est également un des enjeux.
Pasteurs et autres responsables d’Église sont en quelque sorte des spécialistes en ce qui concerne la grâce. C’est leur message, leur appel, leur vie. Pourtant, je me demande si nous qui la prêchons aux autres, l’avons vraiment bien compris nous-mêmes ? Peut-être que notre compréhension est théologiquement tout à fait correcte, mais comme la preuve d’un gâteau est dans le goûter, la vérité de la grâce est dans le vécu. Est-ce que nous la vivons, pleinement ? Dans notre marche avec le Seigneur ? Dans le service qu’il nous a confié ?
Pour ma part, je dois avouer que la grâce continue à me surprendre, et que j’ai encore beaucoup à apprendre. Elle m’invite à réfléchir, et à me remettre en cause. Sa simplicité profonde, ses exigences, ses bienfaits, et ses mystères sont toujours à découvrir à nouveau. Je suis persuadé qu’il faut la mettre au cœur du ministère, pastoral ou autre. Voici, donc, quelques réflexions sur le pasteur (ou n’importe quel serviteur dans le royaume de Dieu) et la grâce.
Quelle grâce pour « pasteur Paul » ?
Pour commencer, je veux m’attarder sur un passage très connu, écrit par un « pasteur apostolique » dans le passé. Selon lui, la grâce est toujours suffisante. Je fais allusion, bien évidemment, à Paul. Dans la deuxième épître aux Corinthiens, il ouvre une fenêtre sur le côté difficile de son ministère, sur ses souffrances, sur ses luttes intérieures. Dans ce contexte, il parle à plusieurs reprises de la grâce, charis, et d’une grâce donnée,...
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