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Indéniablement, la philosophie grecque a beaucoup influencé la pensée chrétienne en ses débuts. Or, Platon, pour ne citer que lui, voyait le corps comme une prison qui enferme l’âme et l’empêche de s’élever vers un état supérieur. Cette « contamination » de la foi chrétienne a abouti à une survalorisation des idées aux dépens d’une spiritualité concrète ainsi qu’au mépris du corps. On peut ainsi interpréter le succès du mouvement monastique, et, plus tard, celui de cette pudibonderie bourgeoise que l’on a assimilé au christianisme.
Ce n’est pas la faute de Jésus
Nietzsche a dénoncé ce moralisme culpabilisant sans toutefois se rendre compte qu’il combattait en réalité une corruption du christianisme. Le portrait de Jésus que nous dressent les quatre évangiles nous le montreen effet très humain, et pas du tout culpabilisateur. Ce n’est pas pour rien qu’il a été accusé d’être...
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