Quelqu’un a fait le ramadan à ma place
Je suis née en Algérie, quatrième fille d’une famille où mon père espérait un garçon. Ma venue au monde a été une grande déception pour lui. Après ma naissance, ma mère est tombée gravement malade et elle n’a plus pu avoir d’enfants. Mon père a alors choisi de se remarier.
Une enfance bouleversée
Ma mère a été contrainte de retourner vivre chez ses parents, tandis que mes sœurs et moi restions avec mon père et notre belle-mère. Cette dernière nous maltraitait, et très tôt, nous avons connu la douleur et le rejet.
Un peu plus tard, ma sœur aînée est partie vivre chez notre grand-père. À l’occasion de son mariage, nous lui avons rendu visite et nous sommes restées chez lui. Mais deux ans plus tard, il est décédé, et nous avons été recueillies par notre oncle. Chez lui et sa femme, la vie était dure, les conditions précaires, et nous étions souvent bousculées d’un endroit à l’autre. Pourtant, cette instabilité a resserré nos liens : mes sœurs et moi étions très soudées.
L’angoisse de la solitude
Au fil du temps, mes sœurs ont quitté le foyer les unes après les autres. Quand la deuxième s’est mariée et que la troisième s’est fiancée, je me suis retrouvée presque seule. J’étais envahie par la peur de l’abandon, même quand j’étais...
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