S’émerveiller du Dieu un et trois (Confession de foi – art 1)

Texte de prédication

Nous commençons ce matin une série de prédications sur notre confession de foi, et nous méditerons sur les différents articles qu’elle contient. Avant d’aborder le premier article concernant Dieu, il faut dire quelques mots sur ce qu’est une « confession de foi », et à quoi elle sert.

La confession de foi est un résumé de l’essentiel de notre foi. La nôtre commence par : « Nous croyons… » La confession de foi donne à notre Église locale le socle commun de l’essentiel de ce que nous croyons. Pour devenir officiellement membre de notre Église, il faut accepter et signer la confession de foi, puisqu’elle constitue, après la Bible, la base sur laquelle nous allons vivre la réalité de l’Église ensemble. Et moi-même, prédicateur, ce que je dis à ce micro doit se conformer à cette règle commune. Il est important de se rappeler que, si notre foi est personnelle, elle est aussi indissociablement communautaire : elle ne peut se vivre que dans la réalité du corps de Christ dont l’Église locale est l’expression la plus visible. Il est bon, régulièrement, de relire notre confession de foi pour se remettre en mémoire ces vérités fondamentales. Mais il faut surtout dire que ces vérités fondamentales sont celles qui, d’une certaine manière, « nous font vivre », elles nous parlent de Dieu, de sa révélation, du salut, et chaque article nous donne plusieurs sujets de louange et d’adoration, et même d’action en nous conduisant à nous émerveiller de la grâce dont nous sommes l’objet.

On se souvient que, dans la lignée des Réformateurs, nous considérons que l’autorité première et dernière est la Bible. C’est le principe du « sola scriptura » : l’Écriture est l’autorité première et ultime, puisque c’est d’elle que nous vient la connaissance de Dieu, et que c’est elle qui permet d’arbitrer, au final, entre deux affirmations contraires concernant la foi. La question est toujours de savoir si ce que nous disons est bien conforme à l’Écriture. Mais la Bible n’est pas un manuel de règles ou un catalogue de vérités, c’est une bibliothèque avec différents genres de textes, et il est vrai que l’on peut malheureusement la lire et la comprendre… n’importe comment ! L’histoire le montre. Et les confessions de foi nous aident à bien lire la Bible : ce sont des autorités secondes, puisqu’elles contiennent des affirmations tirées de l’Écriture pour nous guider et nous aider à mieux lire et comprendre celle-ci.

Alors, j’avoue que j’aime bien notre confession de foi, pour plusieurs raisons, mais entre autres parce qu’elle commence au bon endroit : elle commence par Dieu. La foi chrétienne commence avec Dieu, tel qu’il se fait connaître par sa Parole. Notre confession de foi commence par nous faire lever les yeux pour nous laisser éblouir par Dieu, et c’est notre sujet ce matin, avec ce premier article qui dit :

« I – LE DIEU TRINITAIRE

Nous croyons en un seul Dieu, existant de toute éternité en trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit, créateur de toutes choses, saint, infini, tout-puissant et bon.

Il est parfaitement digne de confiance, d’amour, d’obéissance et d’adoration. »

Je partirai de la révélation de Dieu à Moïse, puis de la confession d’un Dieu unique dans l’Ancien Testament, avant de voir comment le Nouveau Testament nous montre que les qualités du Dieu unique sont celles de Jésus-Christ. Nous poursuivrons par l’Esprit qui donne vie et agit dans le monde. Enfin, nous verrons les bénédictions attachées à chaque aspect de la confession du Dieu un et trois.

I. Un seul Dieu : oui, mais pas n’importe lequel !

Reprenons donc du début : nous croyons en un seul Dieu. Un seul Dieu : oui, mais pas n’importe lequel. Dieu s’est révélé progressivement, en particulier à Moïse. D’abord, avec la mystérieuse formule d’Exode 3.14 : « Je serai qui je serai », qui a été interprété de différentes manières dans l’histoire. Mais juste avant (Ex 3.6), il se présente comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob qui vient au secours de leur descendance pour réaliser sa promesse envers eux. Un peu plus tard, durant le périple dans le désert, lorsque Moïse demande à « voir Dieu », Dieu se présente à lui avec ce que mon professeur de théologie, Alain Nisus, appelait « la carte de visite de Dieu/Yahweh ».

Exode 34.5-8 (NBS) :

« Le SEIGNEUR descendit dans la nuée, se tint là auprès de lui et proclama le nom du SEIGNEUR (YHWH). Le SEIGNEUR passa devant lui en proclamant : Le SEIGNEUR, le SEIGNEUR (YHWH, YHWH), Dieu compatissant et clément [miséricordieux],...

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Les cahiers de l’École Pastorale

#139 - 2026-07-23

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