Se préserver en attendant le renouveau

S'émerveiller

En me baladant dans le parc d’un château, j’ai eu le plaisir d’observer des arbres majestueux. Ils avaient toute la place pour déployer leurs branches chargées de feuilles et se révéler dans la splendeur de leurs formes naturelles : « Regardez, moi je suis un chêne, moi un tilleul, et moi un hêtre. » Certains troncs d’arbre étaient « fripés », comme notre peau le devient avec l’âge. D’autres, plus lisses, portaient néanmoins quelques cicatrices témoignant de leur longue vie.

À l’approche de l’automne, ces arbres se parent de couleurs dorées, orangées et rouges, puis perdent leurs feuilles. Est-ce le signe que la mort approche ? Devons-nous alors faire le deuil de leur verdure ? Bien sûr que non !

Pendant l’été, les arbres se nourrissent grâce à la photosynthèse sous l’effet du soleil, mais avec les jours qui raccourcissent, vient le signal de rapatrier leurs réserves dans les racines via la sève. Ils auront ainsi le nécessaire pour vivre pendant leur sommeil hivernal. 

Perdre ses feuilles est aussi une stratégie pour lutter contre le froid en conservant son énergie, et permettre de mieux résister aux vents forts. Une cicatrice se forme au point d’attache de la feuille et protège contre l’eau, les insectes et les champignons. C’est comme si l’arbre choisissait de perdre ses feuilles pour survivre aux périodes difficiles et se préparer à la période active du printemps. 

Curiosité : les pucerons ne voient pas le rouge et s’éloignent des arbres de cette couleur !

Helen Leon
Ambassadrice A Rocha France

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#251 - Novembre 2026

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