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Sur la base de notre étude biblique et théologique nous avons conclu qu’un engagement missionnaire au près et au loin est nécessaire pour chaque église. Dans notre temps de relativisme et de tolérance, il est cependant de plus en plus mis en question, non seulement dans la société mais aussi au sein de l’Église, s’il faut vraiment continuer à prêcher que « Jésus est le Seigneur ». Comment se fait-il ?
Le projet moderne, qui s’est manifesté dans une société urbaine et industrialisée, basée sur la science, la technique, la sécurité sociale, la philosophie positiviste, la culture sécularisée, etc., fut basé sur une conception de la vérité objective. S’il y avait pluralisme, c’était un pluralisme épistémologique. Dans la sphère des valeurs, bien distincte des faits, on ne peut pas « savoir » ce qui est vrai. Il faut bien sûr laisser la liberté aux individus de « croire » ce qu’ils veulent et d’exprimer leurs convictions différentes, surtout en matière de morale et religion. Mais plus on est éclairé et plus on se tient à ce qui est scientifiquement vérifié et donc vrai. Cela a souvent abouti à un sécularisme ou à une théologie libérale.
Le relativisme postmoderne
Le projet moderne se désagrège cependant de plus en plus et laisse la place, du moins dans certains domaines, aux projets postmodernes (au pluriel !). Nous vivons dans une période de transition entre le monde...
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