Comment (ne pas) rater le miracle de Pâques ?
Comment le message est né !
Apporter un message lors d’une fête chrétienne est à la fois facile – le sujet se présente sans avoir à le chercher – et difficile – justement, tous connaissent déjà le sujet. Tout prédicateur est face au défi de présenter un thème connu d’avance, tout en gardant une mesure de suspense. Il me semble que l’approche narrative est la plus prometteuse en la matière. Cela veut dire que je me situe, moi, dans le récit, et que j’essaie de vivre l’histoire relatée, avec mes questions, mes émotions, mes observations, mes préoccupations. Une telle lecture suscite de l’imagination, permettant de redire l’histoire d’une manière nouvelle, en sorte qu’elle soit personnalisée, actualisée.
Si cette imagination permet de jeter un pont entre l’histoire et l’auditoire, elle nécessite une certaine discipline, afin de ne pas se laisser aller à des fantaisies, ni de prêter le flanc à des interprétations sans bien-fondé dans le texte.
La prédication suivante est le fruit d’une lecture narrative d’une histoire trop bien connue, dans laquelle je me suis attardé sur un détail souvent passé sous silence : les gardes romains étaient là quand le Seigneur est sorti du tombeau, mais ce miracle leur a complètement échappé. Quand je me suis imaginé à leur place, je me suis posé la question : « Comment ça ? Pourquoi n’ont-ils rien vu ? » À ce moment-là, l’idée d’un message est...
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