Les Food Trucks font recette

Fait de société
NULL

II y a déjà deux ans que les Food Trucks (prononcez « foude treuque ») ont débarqué dans plusieurs de nos villes. Ces camionnettes-kitchenettes vintage et colorées renouent avec la tradition des marchands ambulants. D’ailleurs cer tains remettent en service d’antiques estafettes.

Du neuf avec de l’ancien ?

Cela ressemble aux livreurs de pain frais ou aux charcutiers ambulants de campagne.

Tout est en place pour régaler le passant. Les plats faits maison sont élaborés devant le client à partir de produits frais et d’ingrédients de choix. Chaque camionnette apporte au consommateur son univers, ses propres recettes, ses ingrédients.

Le menu coûte en moyenne 10 euros. La stratégie marketing des Food Trucks vise donc l’urbain pressé et pas trop fortuné avide de meilleurs repas. Cela n’au-

ra échappé à personne : se nourrir plus sainement préoccupe de plus en plus nos contemporains.

Mais pour bien manger, il faut du temps pour s’approvisionner en bons produits qu’on ne trouve pas toujours en grandes surfaces. Du temps aussi pour les cuisiner. Le Food Truck offre une solution attractive.

Engouement et revers

Leur succès est foudroyant. Des dizaines de ces camions sillonnent aujourd’hui le pays à l’heure des repas et on peut les localiser sur Internet. Du côté des consommateurs, l’effet de curiosité a joué à plein, relayé par la communauté des blogueurs. Du côté de ceux qui prennent l’initiative d’ouvrir un Food Truck, l’avantage essentiel réside dans le coût : un camion avec cuisine aménagée revient bien moins cher qu’un restaurant.

Mais chaque médaille a son revers. Le côté jeu de piste et l’attente souvent longue avant d’être servi peuvent parfois lasser ceux qui veulent déjeuner vite et bien. Le succès rencontré peut en amener plus d’un à faire des compromis avec l’hygiène et la traçabilité des produits.

Le paradoxe, c’est que le succès d’un Food Truck conduit souvent à des désirs d’ouverture de véritables restaurants, bien sédentaires, eux, et beaucoup plus chers ! Et c’est ainsi que l’on perd son âme.

Être ou ne pas être, telle est la question…

Article précédent

Jésus reconstruit ma vie

Lecture libre
Article suivant

Mon mari dépense l’argent du ménage…

Lecture libre

Article publié dans

Croire & Vivre

#123 - Janvier-février 2014

Voir le magazine

À lire dans Fait de société