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Je suis né en 1941 de parents athées. Mon père était vendéen, issu d’une famille très catholique fière de son passé de « chouan », et des trois mères supérieures de couvent qu’elle comptait. Destiné à la prêtrise, mon père n’a fait que son « petit séminaire ». Puis, il a tout laissé tomber, y compris la foi. Il est devenu athée.
Ma mère, institutrice dans une école publique, en Vendée, où elle a rencontré mon père, était montrée du doigt par les villageois dont les enfants allaient majoritairement à « l’école privée ». Son athéisme était lui aussi bien ancré !
J’ai donc grandi avec une absence totale d’enseignement religieux. Cependant, mon frère et moi, avions beaucoup de questions sur le sens de la vie. Au collège, mon frère, de deux ans mon aîné, avait vu un jour les murs de la salle de classe où il était assis s’ouvrir brusquement pour révéler une lumière éblouissante. Il m’en parlait de temps en temps et essayait de me persuader qu’il y avait un monde spirituel invisible, mais bien réel, et merveilleux.
Nous avons fait tous deux des études à Paris, pendant les années 60. En plus de ses études en économie politique, mon frère a appris le chinois à l’Institut des langues orientales afin de pouvoir lire Lao Tseu dans les textes originaux. Il me prêtait des ouvrages très divers sur l’hindouisme et le bouddhisme. La vie du Bouddha Gautama me fascinait, et je désirais ardemment cette libération intérieure qu’il semblait avoir acquise. Je lisais aussi beaucoup de livres ésotériques que je trouvais dans les librairies spécialisées...
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