1881. L’Armée du Salut et la Bible
En février 1881, Catherine Booth (1858-1955), fille aînée de William Booth, le fondateur de l’Armée du Salut, l’implante à Paris, dans le quartier populaire de Belleville-Ménilmontant.
Accueillis par les quolibets et les sarcasmes de la foule, les « salutistes » finissent par se faire accepter, combinant l’évangélisation et l’action sociale : hôtelleries populaires, maisons pour jeunes filles en danger…
Catherine a laissé des textes à l’usage des soldats et des officiers de cette Armée, qui ne veut combattre que la misère et le péché :
« L’idée d’un combat est terriblement absente de la religion de ce siècle. On va à l’église, on lit sa Bible, on se console, on chante des cantiques, on jouit de Dieu. Mais quant à la bataille, quant à cette lutte acharnée entre les ténèbres et la lumière, entre l’enfer et le ciel, on n’en voit presque rien. D’une manière générale, cette idée est absente de la vie religieuse, et elle entre à peine dans le plan des enfants de Dieu. »