1905. L’Évangile selon Ben-Hur
Réalisé d’après le livre du général américain Lew Wallace (1827-1905), le film a reçu dix Oscars. On l’apprécie encore plus lorsqu’on connaît les faits qui ont présidé à l’écriture.
Robert G. Ingersoll (1833-1899) donne des conférences pour dénigrer la foi chrétienne. Il met un jour Wallace au défi de prouver au monde que Jésus-Christ n’a jamais existé… que tout n’est qu’un tissu de mensonges. Wallace relève le défi. Il voyage à travers le monde, fouille les bibliothèques et prend une foule de renseignements. Cependant, plus il avance dans ses recherches, moins il est convaincu.
Après avoir écrit les quatre premiers chapitres, il craque et tombe à genoux devant le Christ ressuscité pour se convertir.
Wallace reprend alors ses documents pour écrire un nouveau roman : Ben-Hur.
Ce n’est pas une œuvre sur le Christ, mais il est présent en filigrane dans tout le livre. Lorsque Ben-Hur est conduit dans le désert pour aller aux galères, il croise un inconnu qui lui donne à boire. On ne le voit pas ; ils échangent juste un regard qui va lui donner la force de continuer sa pénible marche.
À la fin de l’histoire, leurs chemins vont à nouveau se croiser. Cette fois, c’est cet inconnu qui souffre et qui porte sa croix. Ben-Hur le reconnaît. C’est le Christ qui s’apprête à mourir pour payer le prix de nos péchés.
Cette rencontre va transformer Ben-Hur et le libérer de sa haine de l’occupant romain.