1933. André Parrot et Mari

Bible
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Visiter les pays de la Bible est sans doute le meilleur moyen d’entrer en contact avec l’univers biblique. Les grands musées et leurs collections proche-orientales sont très utiles aussi. On peut admirer, par exemple, au musée du Louvre le code d’Hammourabi, la stèle de Mésha, une statue de Baal, le dieu cananéen… autant d’objets qui éclairent le monde de la Bible.
L’archéologue André Parrot (1901-1980) a été conservateur de ce musée (1958-1962). Il voulait d’abord être pasteur, mais ses maîtres à l’école du Louvre et à l’École biblique de Jérusalem ont su le passionner pour l’archéologie orientale. Il reste aux yeux de tous, savants et grand public, celui qui a découvert le site royal de Mari (1933) et ses milliers de tablettes cunéiformes du début du deuxième millénaire.
André Parrot a dit que, lorsqu’il étudiait à la Sorbonne, ses professeurs des langues sémitiques déclaraient que les récits des patriarches n’étaient que des mythes relatifs à des personnages fictifs. Lorsqu’il s’est rendu dans les pays où Abraham, Isaac et Jacob ont vécu, il a trouvé tant de preuves de la véracité des récits bibliques qu’il a démontré leur réalité historique et le haut degré de culture du pays qu’Abraham a quitté. On sait maintenant qu’à Mari, par exemple, on apprenait aux enfants dans les écoles à extraire des racines carrées et cubiques des nombres. Les maisons étaient équipées du tout-à-l’égout (encore fonctionnels après 4.000 ans !).

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#46 - Juin 2017

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