L’ordre de « ne pas tuer » est-il compatible avec le métier militaire ?
À cette question directe, je réponds « oui » de manière directe et sincère. Oui, avec l’éclairage d’une carrière de 39 ans d’officier de l’armée française.
Cette interrogation m’avait tenaillé lorsque je préparais le concours de Saint-Cyr pour entrer dans ce métier des armes. Que faire de l’interdit du meurtre prescrit dans les dix commandements et de l’appel du Christ à aimer son prochain ?
Il est clair pour moi que ces deux commandements ne s’adressent qu’à des chrétiens, c’est-à-dire des personnes ayant accepté Jésus comme Sauveur, et cherchant depuis leur conversion personnelle à obéir à cette Parole de Dieu contenue dans la Bible.
La guerre est un des symptômes du péché qui règne sur le monde, conséquence directe de la rébellion de l’homme contre Dieu. Depuis le Paléolithique (12 000 avant J.-C), jamais l’humanité n’a connu la paix.
Face à cette réalité humaine, le chrétien ne peut se dérober. Deux choix sont possibles pour lui : le refus de porter les armes, voire l’objection de conscience que je respecte et que j’admets parfaitement. Le film de Mel Gibson en 2016, « Tu ne tueras point », raconte l’histoire vraie d’un jeune chrétien américain lors de la Seconde Guerre mondiale qui refuse de porter une arme mais soigne et sauve ses camarades en tant qu’infirmier, durant la bataille d’Okinawa face aux Japonais. Il faut ici souligner que ce jeune adventiste porte l’uniforme de l’armée américaine.
L’autre choix possible est de prendre les armes pour défendre ou libérer son pays lorsqu’il est attaqué, voire envahi, comme la...
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