1839. Élisabeth Fry
Élisabeth Fry a pris la tête d’un mouvement de réforme des prisons en Angleterre. En mission en France pour visiter les prisons et rencontrer des responsables de l’administration pénitentiaire, elle rédige, en 1839, un rapport pour le roi Louis-Philippe. Elle le conclut ainsi :
« Lorsque vous construirez une prison, celle-ci sera mieux bâtie, si vous gardez présent à l’esprit, que vous et vos enfants pouvez un jour en occuper les cellules. »
En janvier 1838, la famille royale l’invite aux Tuileries. Elle offre à la reine son petit livre de « Textes de l’Écriture Sainte », ce qui fait dire à plusieurs journalistes que « Madame Fry avait semé des traités de controverse ». Son petit recueil est en réalité composé de textes bibliques très courts et adaptés à chaque journée. Son format était extrêmement réduit pour pouvoir ainsi être glissé dans la poche ou le sac le plus exigu. Elle veut, sous cette forme, « offrir un moyen régulier de secours religieux aux personnes qui disent manquer du temps nécessaire à une lecture sérieuse. Elle en distribuera des milliers d’exemplaires jusqu’à sa mort. Ceci ne fut pas sans déplaire aux autorités religieuses en place.
En avril 1843, elle se rend aux Tuileries pour visiter la duchesse d’Orléans qui lui confie ses souffrances. Bible en main, Élisabeth Fry, essaie alors de consoler l’affligée et « de lui donner des conseils pour l’éducation chrétienne des enfants de la maison d’Orléans ».