1856. John Brown et sa Bible

Bible
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John Brown est élevé par des protestants fervents. Le lynchage de l’imprimeur anti-esclavagiste Elijah Lovejoy (1837) donne une nouvelle orientation à sa vie. Lors des obsèques, Brown déclare : « Ici, devant Dieu, en présence de ces témoins, à partir de ce moment, je consacre ma vie à la destruction de l’esclavage. »
Brown est devenu un abolitionniste radical. Tous les moyens, y compris la violence, sont justifiés. Il rompt ainsi avec la résistance non-violente adoptée jusqu’alors par la plupart des abolitionnistes.
Il est condamné à mort après s’être emparé de l’arsenal de Harpers Ferry, en Virginie. Victor Hugo adresse, le 2 décembre 1859, une lettre ouverte pour obtenir sa grâce.
John Brown lit la Bible tous les jours, en annotant les passages qui lui apportent le réconfort dans son cachot. Quelques jours avant son exécution, on lui propose de s’entretenir avec des pasteurs esclavagistes. Brandissant sa Bible, le condamné refuse vigoureusement : « Dites-leur de retourner chez eux lire leur Bible. »
« Je crains Dieu infiniment plus que le Congrès américain. »
Près d’un siècle après, le Kansas a fait réaliser une imposante peinture le représentant tenant une Bible d’une main, une arme de l’autre, sur un mur du bâtiment du gouvernement d’État (le State Capitol). Sa Bible personnelle est exposée au Musée national afro-américain, inauguré à Washington le 24 septembre 2016 par Barak Obama.

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#46 - Juin 2017

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