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À bien des reprises, le peuple d’Israël est comparé dans la Bible à une vigne dont Dieu est le propriétaire.
Ainsi le psaume 80 interroge Dieu sur la raison pour laquelle cette belle vigne est en si mauvais état.
« Pourquoi as-tu forcé sa clôture ?
Tu laisses les passants la piller,
le sanglier la ravage,
les animaux sauvages viennent y brouter.
Reviens, Dieu de l’univers !
Du haut des cieux, regarde, vois ce qui arrive,
et interviens pour cette vigne.
Protège ce que tu as toi-même planté,
cet enfant que tu as fait grandir. »
C’est aussi ce qui désole le prophète Esaïe. Malgré les soins que Dieu a prodigués à la vigne (c’est-à-dire son peuple), celle-ci n’a rien donné de bon. C’est le sens de sa complainte :
« Laissez-moi chanter quelques couplets pour mon ami ;
c’est la chanson de mon ami et de sa vigne.
Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile.
Il en avait travaillé la terre, enlevé les pierres ;
il y avait mis un plant de choix,
bâti une tour de gué et même creusé un pressoir.
Il espérait que sa vigne produirait de beaux raisins,
mais elle n’a rien...
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