Devenir membre, qui demande ?
Combien de fois me suis-je trouvé dans cette situation ? À l’approche de l’assemblée générale annuelle, en tant que responsable de l’Église, je fais à la va-vite le tour des personnes arrivées récemment et participant à la vie de l’Église pour leur demander : « Dis, ça ne te dirait pas de devenir membre ? » Et, bien souvent, la réponse reçue est la même : « Devenir membre ? Pourquoi pas, mais… c’est quoi ? »
Toutes les Églises ne donnent pas la même importance au statut de membre. Pour certaines, cette notion est secondaire : le pasteur, ou l’Église, sait qui est engagé et qui ne l’est pas. Inutile de rajouter cette couche de formalisme. Et, à l’heure de la mobilité ecclésiale, pour peu que le nouveau venu soit issu d’une Église de cette culture, il peut ne pas voir l’intérêt de devenir membre((Je constate que même pour certains croyants issus d’Églises congrégationalistes, devenir membre est loin d’être nécessaire.)).
C’est ainsi qu’à plusieurs occasions, je me suis senti dans la peau d’un démarcheur, essayant de convaincre les nouveaux venus de l’intérêt de devenir membre… avec un certain malaise. En effet, si ce sont les responsables de l’Église qui demandent aux nouveaux de devenir membres, ils sont ensuite en mauvaise position pour rappeler aux membres leurs devoirs. Après tout, ce sont eux qui sont allés les chercher !
Il semble non seulement préférable, mais aussi nécessaire que ce soit les candidats qui demandent à devenir membre. Ainsi, on leur expliquera ce que ça...
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